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Winning grin • feat Celsius


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Moon Geun Young

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BLOC B - BÂTISSEUR
MessageSujet: Winning grin • feat Celsius Sam 9 Jan - 12:33

Il faisait froid ce matin-là, le vent glacé te mordait les joues et le nez et tu avais la chair de poule à chaque pas que tu faisais tout en frottant tes mains contre le thermos chaud. Sur le toit de l’infirmerie, alors que le bloc B était encore bercé par une brume d’hiver, tu t’emmitouflas dans ton gilet de laine en remontant tes genoux. Tu attendais le grognement si significatif des portes … Les filles qui te voyaient auraient pu croire que tu t’étais isolée, que tu avais besoin d’être seule après tant de jour chez les hommes, jusqu’à ce qu’elle puisse voir ce sourire de victoire enfantine qui ravivait ton visage. Tu trépignais comme une enfant, les pommettes et le bout du nez rouge, tu devais poser tes mains sur tes joues pour calmer ce sourire qui commençait à te faire mal aux mâchoires. Il était encore tôt mais tu savais qu’il viendrait … Tu savais que tu avais gagné à l’instant même où il quitta le réfectoire, fier comme un coq. Fier comme le perdant tentant de garder toute sa dignité. Quand il était parti, tu avais éclaté de rire, d’un rire franc. Les garçons avaient dû certainement croire que tu avais perdu ton dernier neurone ou que tu te moquais ouvertement de lui, mais tu riais d’un véritable amusement. Ton ventre te faisait mal d’avoir tant rire et encore maintenant, tu retenais difficilement le petit rire qui voulait accompagner ton sourire.

Celsius pouvait te trouver certainement très agaçante et manipulatrice et surtout, insupportable mais toi – même si tu lui donnais avec un grand plaisir toutes ces qualités – tu ne pouvais nier qu’il était amusant. Amusant à emmerder tout du moins.

Quand le rugissement de l’enfer se fit entendre, tu serras ton thermos entre tes mains, profitant de l’agréable chaleur contrastant avec le froid écrasant. Plus qu’une demi heure. Tu t’étiras pour te laisser tomber en étoile sur le toit de votre infirmerie, un sourire d’enfant heureuse sur les lèvres, fixant le ciel bleu immaculé. Il faisait froid, mais le temps était clément. La brume commençait même à légèrement se lever … La veille, tu t’étais rendue au côté de Meera pour qu’elle regarde ton dos : le choc n’avait déplacé ou abimé aucune vertèbre, c’était certainement musculaire. Tu avais donc toutes les raisons du monde de moins en faire aujourd’hui … Tu avais juste eu la décence de monter les planches de bois, car après tout, tu ne savais vraiment rien des capacités physique de Celsius. Il était musclé des bras et tu savais que son torse était ferme, tu t’étais écrasée dessus après tout. Mais tout de même. Est-ce qu’il aurait les capacités de soulever quoique ce soit ?

Frapper avec un marteau, tu étais persuadée qu’il en était capable dans le fond.

Tu avais bien dormi ce soir-là, rajoutant une couverture à ton lit et trépignant au lendemain matin. Tu avais même eu l’intelligence de préparer un peu de café. Bon c’était un café préparé par vos cuisinières, mais cela restait buvable quand on était habitué. Et puis tu avais appris que ce mois de Janvier ne célébrait pas que l’anniversaire de tes précieuses filles, alors tu pouvais bien te montrer aimable, charmante et courtoise avec lui … Ou du moins le simuler pour mieux le faire enrager. « Une très belle journée s’annonce ! » tu ris. Depuis combien de temps n’avais-tu pas été de si bonne humeur ? A quand remontait ton dernier fou rire ? La partie de bataille de boule de neige. C’était vrai … L’arrivée des hommes avaient permis aux rires d’être plus souvent entendu. La pression se relâchait.

Et tu en étais heureuse.

A l’idée d’emmerder le Gigantor, tu ne sentais plus cette pression sur tes épaules. Comme si lui parler te transformait en fille normale. En une fille de l’extérieur. Tu aimais ça. Combien de temps s’écoula avant qu’enfin tu entendes les tentatives d’escalade ? Tu ne le savais pas mais ton sourire ne fit que s’agrandir alors que tu passais ta tête dans le vide pour regarder ton invité avec ton plus beau sourire joueuse. « Je savais que tu viendrais Gigantor, je le savais ! Je commence à bien te connaitre ! » Il suffisait juste de titiller son honneur. Tu désignas une échelle sur le côté. « Monte par là, Crétin des Alpes bichonneux ! J’ai apporté le café ! » Tu montras le thermos et sorti deux gobelets de ta poche avant de ricaner et de te remettre correctement.

« Et je t’entend m’insulter mentalement d’ici ! C’est pas très très poli » Nouveau rire.

Vraiment, une bonne journée en perspective.

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Lee Jung Seok

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BLOC A - MEDJACK
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Lun 11 Jan - 1:37

À l'ouverture des portes tu es déjà prêt et échauffé.  Même tu te demandes ce que tu fous là.  Tu as mis en plan tes leçons pour la journée.  Tu as laissé derrière toi tes petites expériences et tout ce qui te tient à coeur.  Tout ça à cause d'une fille, tout ça à cause d'une fille que tu n'apprécies... enfin pas que tu ne l'apprécies pas, mais tu ne l'apprécies pas non plus. C'est compliqué, tu en as bien conscience, mais tu t'en fiches.  C'est le rôle de personne de te dire comment gérer tes relations avec le sexe opposé.  Ou même avec les autres tout court, tous sexes confondus.  Tu t'en veux toutefois d'avoir cédé au chantage de cette folle furieuse.  Tout ça parce qu'elle a réussi à te toucher pile poil à l'orgueil, exactement comme il faut.  Tu en enrages, mais tu ne peux pas la laisser sous-entendre que tu es un faible.  Bon sang, à quoi tu penses.  Tu n'as jamais eu besoin de te prouver aux autres, pourquoi là tu dois le faire pour elle?  Avant de te glisser entre les portes qui commencent à bouger, tu te dis que ça ne vaut pas la peine et que tu devrais rentrer à la maison le plus tôt possible. Vaquer à ta besogne, te balader sur le bloc pour soigner ceux qui se glisseront par accident un doigt sous une lame aiguisée, quelque chose comme ça.  Mais non. Tu te glisses entre les portes avant même qu'elles aient fini de bouger et tu t'élances dans une course folle. Comme si tu veux établir un nouveau record de vitesse pour la distance à parcourir entre le bloc des garçons et des filles, tu cours à en perdre haleine, comme si la fermeture des portes allaient se produire dans une seule minute.  C'est en un temps record que tu émerges du labyrinthe du coup de l'ennemi.  Tu demandes à une fille au hasard où tu peux trouver Sony et elle te pointe la direction de l'infirmerie.  Tu retiens un rictus.  Évidemment, elle veut jouer.  Tu repars au pas de course.  Tu ne te sens même pas fatigué.  Ce n'est pas pour rien que tu fais un jogging matinal tous les jours.

Évidemment, elle s'est perchée comme un singe sur le toit, rien de surprenant de la part d'une guenon poilue en son genre.  Tu avises un tonneau : c'est par là que tu vas monter.  À ta taille et ton poids, tu fais un sacré boucan en le cognant pour tester sa solidité : elle a beau chanter les capacités extraordinaires des filles, tu n'y crois pas plus qu'elle croit à ce que vous faites chez vous.  Elle t'a entendu et elle t'indique par où passer avec une échelle mais tu te refuses à utiliser une échelle.  Tu es là pour faire tes preuves - et te montrer un peu macho, mais ça restera un secret.  Attends de voir ce que tu vas voir vieille sorcière.  Tu es déterminé, elle en aura plein la vue.  Maintenant que tu es convaincu de la solidité du baril, tu te recules et dans un élan grimpes dessus avant d'attraper les bords du toit pour te hisser d'une poussée puis t'asseoir.  Tu ne peux retenir un sourire narquois : « Tu crois qu'avec ma taille j'ai besoin d'une échelle. »  Idiote.  Ça a presque passé le seuil de tes lèvres, mais tu t'es retenu, tu gardes ça pour plus tard. Tu es certain d'avoir fait ton petit effet.  « Alors, il est où ce café? »

Tu acceptes le verre.  Tu le renifles un peu avant d'oser le porter à tes lèvres : connaissant la vieille harpie, elle pourrait bien y avoir mis du poison.  Heureusement, tu as le nez expérimenté.  Ça sent juste le café.  Et le métal de thermos.  Tu prends une petite gorgée.  Que tu recraches immédiatement.  « Bordel!  C'est quoi ça!  Où est-ce que t'as appris à faire du café?  Tu veux me tuer ou quoi?  T'aurais pu faire l'effort de prendre un poison ou quelque chose comme ça, qui n'implique pas d'atroces souffrances... »  Tu grimaces encore du mauvais goût.  Déjà que le café a un goût amer, on dirait qu'elle l'a préparé avec des eaux usées.  C'est répugnant.  Tu poses ton verre en équilibre sur une poutre.  « Non merci, je crois que je vais me passer de café... »

Tu lui jettes un regard dédaigneux.  Elle aurait pu faire un effort alors que tu viens pour lui donner un coup de pouce.  Tu essaies de te convaincre que tu n'es là que parce qu'elle s'est blessée au dos à cause de sa petite bataille avec Spades après qu'elle l'ait vu te charrier une fois de pus.  Ce n'est pas seulement pour répondre à sa provocation, même ça ne compte presque pas.  Tu la fixes un moment les sourcils froncés, avant de finalement détendre les traits de ton visage et de te radoucir.

« Tu es allée voir un medjack pour ton dos? » lui demandes-tu finalement sur un ton badin.  Après tout, elle refusait qu'un homme s'occupe de l'examiner.  Si elle a une confirmation que tout est nickel pour sa santé, tu ne vas pas t'attarder ici pour rien.  Même tu vas rentrer illico-presto à la maison.  Loin du bloc des démons.  « Au moins moi je suis civilisé... » ajoutes-tu.  Contrairement à cette espèce d'amazone qui se prend pour un macaque.
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Moon Geun Young

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BLOC B - BÂTISSEUR
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Lun 11 Jan - 21:53

Tu avais envie d’éclater de rire, mais tu te retins, te doutant que Celsius prendrait la mouche … Alors tu te contentas de pouffer de rire devant sa démonstration de force. Tu t’abstins de lui faire remarquer qu’il était ridicule d’être venu par la seule force de ses bras alors qu’une échelle se trouvait à proximité, cela sonnait bien trop comme la reprise des hostilités. Non pas tout de suite, il fallait encore un peu de temps avant de repartir dans cet étrange jeu dont tu semblais avoir compris toutes les subtilités. Il ne fallait pas froisser l’orgueil du macho, pas tout de suite du moins. Attendre pour mieux frapper et rire aux éclats. Dans un sens, tu avais conscience de prendre de gros risques, pour l’instant Celsius jouait à ton jeu, peut-être sans vraiment le réaliser, mais un jour peut-être qu’il se lasserait et votre trêve s’arrêtera … Ainsi reprendrait les hostilités déjà entamé. Serai-ce ainsi ? Un sourire une fois, des gifles, des hurlements et la colère l’autre fois. Tu décidas de ne plus y penser et tu lui fis un grand sourire. « Si Gigantor se pète la gueule, il en entendra parler pendant des siècles ! J’espère que tu t’en rends bien compte. » Tu lui offris un petit sourire narquois. Mais tu devais avouer que l’idiot avait de la force dans les bras … Peut-être plus que tu ne voulais bien le croire. Mais ça, plutôt sauter du haut du toit plutôt que de bien vouloir lui avouer. « Et range moi ce petit sourire en coin, tu vas pas rire bien longtemps » Tu ricanas en lui tendant le gobelet.

Par contre, il faudrait qu’il t’explique un jour pourquoi il se mit soudainement à renifler l’intérieur du gobelet … Non vraiment, avait-il conscience qu’à cet instant, il ressemblait à l’homme le plus étrange de la terre ? Tu te servis du propre café en haussant les épaules : rien ne pouvait expliquer la logique inexistante des hommes si ce n’était leur propre bêtise. Tu bus tranquillement ce café dont tu connaissais le gout si particulier avant de voir Celsius le recracher presque immédiatement … Et tu ris. Tu ris à gorge déployée, manquant de renverser le liquide sombre, alors que le medjack s’offusquait quant à ta tentative de meurtre. Tu te tins les côtes en te frottant les yeux, essuyant les larmes qui menaçaient de couler sous la contraction musculaire. Tu le regardas en riant et bu une nouvelle gorgée. « Si tu m’avais laissé le temps Gigantor, je t’aurai prévenu que c’était du jus de chaussette … Les nanas savent pas faire de café ! Petite nature va, c’est pas toxique. » Tu terminas ton gobelet et le posas sur la poutre. « On s’habitue vite au gout. Puis au moins, ça réveille le matin, un bon coup de fouet ! »

Pourtant tu ne te relèves pas, tu restes assise sur son toit en fixant le bloc des filles un instant, retenant de temps à autre dans le fond de ta gorge un rire. Son regard dédaigneux manqua de te faire repartir dans un fou rire que tu camouflas en remontant ton col sur ton visage. Ses traits se radoucir. Tu le trouvais mieux comme ça.

Tu fus surprise quand il te demanda sur ton dos, et ton visage dut certainement exprimer ton ressenti. Tes yeux s’ouvrèrent avant de faire la moue … Puis finalement, un sourire ravi se dessina sur tes lèvres. « Wahou, Celsius … quel professionnalisme. » Tu te relevas et t’étiras vers le haut avant de tourner légèrement ton bassin, retenant une légère grimace. « Comme tu peux le voir, pas de vertèbre qui part en couille ou tout autre truc dans le même genre … A priori, ce serait musculaire, donc je dois juste attendre que ça passe. Pour moi j’aurai juste un bon gros bleu. » Pour toi, les activités de medjack et leur charabia étaient aussi clair que l’eau boueuse des sarcleuses. Tu avais compris l’essentiel : tu pouvais reprendre tes activités, avec modération dans un premier temps. « Mais si tu n’as pas confiance dans la prescription de ma medjack, t’a qu’à vérifier par toi-même. » Tu ricanas en lui faisant une pichenette sur le torse. Tu te réinstallas, assise sur le toit, avant de te resservir du café.

« Et moi aussi je suis très civilisée, j’avais pensé au café ! Est-ce que c’est de ma faute si môssieur a un palet délicat ? » Tu bus une gorgée. Oui, véritablement infecte. Mais ça te réchauffait du froid mordant. Tu regardas devant toi, un vague sourire aux lèvres. « Alors, tu fais le choix de partir ou bien tu restes à mes côtés pour me donner un coup de main, Gigantor ? » Tu relevas la tête vers lui, gardant un visage amical.

Pour une fois, tu étais prête à admettre ta défaite s’il s’en allait. Après tout, tu pouvais faire ce travail seul, si tu faisais attention à ton dos. Et Gigantor avait déjà fait preuve de machisme avec sa petite démonstration de force – qui ne t’avait pas totalement convaincu – de macho égocentrique. Tu te demandas l’espace d’un instant quel genre de petit ami il serait : certainement le genre à vouloir toujours dominer.

Pff. Tu en riais rien que de l’imaginer.

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Lee Jung Seok

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BLOC A - MEDJACK
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Sam 16 Jan - 6:22

Pour être réveillé, ça oui tu l'es.  Surtout après une traversée du labyrinthe à la course.  Tu aurais nettement préféré une tasse d'eau chaude à cette horreur dont le goût ne veut même plus quitter ta langue.  Même ton médicament le plus amer goûte meilleur que ça.  Et c'est pour dire, parce que cette potion de ton invention, extrêmement efficace contre le nez qui coule, goûte particulièrement mauvais.  Au point où la plupart de tes patients tentent de te mentir pour essayer de cacher la gravité de leur état rien pour éviter d'en recevoir la prescription.  Pourtant, il ne s'agit que de deux petites doses et c'est un soulagement rapide.  Le lendemain, on se réveille avec l'allure d'un sous neuf.  Elle peut bien te traiter de petite nature, mais tu ne boiras pas de ce truc à nouveau. Surtout qu'en plus, ça ne sert à rien, à part peut-être te réveiller par le choc brutal, ce dont tu n'as pas besoin, ou alors à te tenir plus chaud les mains parce que tu tiens la tasse.  Mais ça n'implique pas forcément la nécessité de boire ce qu'il y a l'intérieur.  Ce que tu te refuses à faire.  Tu préfères mourir.  Comme quoi, ce n'était pas du poison qu'il fallait se méfier, mais bien du talent en matière de cuisine des filles.  2-1 pour les garçons.  Enfin le point des filles est à discuter, il faut bien voir ce que les bâtisseurs font de moins bien que les bâtisseuses.  Et tu es sceptique quant aux propos d'auto-admiration de Sony pour le travail de ses filles à cette carrière si glorieuse.  Dans ses rêves les plus fous, oui bien sûr.  Admettre que les filles puissent vous être supérieures en quoi que ce soit, c'est la chose inimaginable.  Les mots ne sortiront jamais de cette délicieuse bouche encadrée lèvres parfaites qu'est la tienne.  Tu t'en fais la promesse.  Quitte à devoir aller houspiller les bâtisseurs pour qu'ils bossent plus fort encore.  Mais tu ne crois pas que ça soit nécessaire.

Tu relèves à peine le sarcasme.  « Qu'est-ce que tu crois... » marmonnes-tu en roulant des yeux.  Ça t'apprendra à te soucier de sa situation et de son état.  La prochaine fois, pas de compassion, tu ne poseras pas de question et basta, qu'elle souffre en silence.  Si elle avait encore des douleurs, tu lui aurais même proposé un examen rapide.  Mais puisque c'est comme ça et qu'elle ne trouve rien de mieux à faire que de se moquer de tes talents, tant pis pour elle.  Elle ne sait pas  ce qu'elle rate.  Si ça se trouve, tu lui remettrais le dos en état en moins d'une seconde.  Ou alors tu trouverais le pépin caché ignoré par sa medjack et lui éviterais de se blesser plus gravement.  Mais puisque c'est ainsi et qu'elle préfère se moquer de ce que tu prennes des nouvelles de sa santé, elle n'a plus qu'à vivre avec les conséquences de ses actes.  Ça ne te fait même pas un pli.  Enfin, avec un peu de chance, elle n'a vraiment rien. Mais ça t'emmerderait particulièrement parce que tu es venu directement pour lui éviter blessures et complications.  Tu ne veux pas avoir fait tout ce chemin jusqu'à l'ennemi, en traversant l'endroit que tu hais le plus au monde, tout ça pour finalement voir que tu n'as rien à faire là.  Au moins, ça aura le mérite de lui montrer que tu n'es pas qu'un faible garçon.  Parce qu'elle ne croit toujours pas en ta force. La petite démonstration qui t'as permise de te hisser sur le toit ne l'aura pas convaincue, tu en es certain.  Oui, tu es persuadé qu'il en faudra plus pour la convaincre pour la bonne raison qu'elle hait forcément perdre elle aussi.  Sur de nombreux points, vous êtes absolument différents, diamétralement opposés.  Mais tu sens que vous avez quelques points communs.  Tout autant que cela puisse te déplaire.  Tu grimaces.  Ce n'était pas la veille qu'elle refusait que tu l'examines?  Tu ne daignes même pas faire un seul mouvement dans sa direction.  Qu'elle ne se brise le dos et elle regrettera de t'avoir cherché des noises.

« Incapables de faire du café un minimum buvable... je peux comprendre pourquoi on mange si mal à votre table...  Ce qui est incompréhensible c'est que vous soyez encore aussi nombreuses sans être mortes, intoxiquées alimentairement...  Sales monstres... » Tu ajoutes les derniers mots dans un presque murmure, pour qu'elle puisse faire le choix de t'entendre ou non.  Après tout, tu ne désires pas vraiment hériter d'un coup de pied en plein ventre, assis sur le haut d'un toit. Si tu tombes, grande perche que tu es, tu tombes de haut et ça ne risque pas d'être particulièrement agréable.  « Est-ce que j'ai l'air d'avoir une tête à traverser le labyrinthe rien que pour le plaisir de venir boire un café, si on peut appeler ça comme ça, en ta compagnie?  Surtout que tu trouves ça répugnant, j'ai vu ton visage de vieille sorcière grimacer aussi! »  Ça non, elle n'essaiera pas de te faire croire qu'elle boit ça comme du petit jus, sans hésitation.  Tu te lèves et tu t'étires bien haut vers le ciel, bien campé sur tes pieds.  Dommage qu'il ne fasse pas un tantinet plus chaud.  Tu pourrais retirer ton haut et faire jouer les muscles de tes épaules en attendant la suite, comme si tu t'échauffais.    Lui montrer la jolie palette de chocolat qui dessine ton abdomen.  Elle n'aurait pas le choix de te croire.  Si les filles ne trouvent même pas le temps pour le baume à lèvres, quel garçon s'amuserait à se maquiller des muscles sur le ventre.

Tu la fixes de haut.  C'est une jouissance d'être beaucoup plus grand qu'elle, elle n'a pas le choix que de lever la tête pour te regarder, et c'est un sentiment de domination qui te plaît extrêmement.  « Alors on commence par quoi?  J'ai déjà donné un coup de main par chez nous, mais pas assez pour être un travailleur avec un plan autonome, capable d'estimer ce qui presse plus ou moins. » Tu fais craquer les jointures de tes mains pour lui en tendre une, question qu'elle se lève de ses fesses elle aussi.  Non mais tout de même, tu vas pas faire tout le travail tout seul.  « Ne compte pas jouer au contremaître, parce que je ne suis pas ton esclave du jour, compris? »  Tu lui lances un regard qui dit très bien qu'il vaut mieux pour elle de ne pas abuser, sinon ça va chauffer.
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Moon Geun Young

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BLOC B - BÂTISSEUR
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Dim 17 Jan - 1:39

Tu le vois bien, Celsius est vexé comme un pou et cela te fit presque rire. Tu ne l’aurais jamais cru mais en soi, tu n’étais plus vraiment mesquine avec lui. Ta question quant à sa présence ici était purement rhétorique, tu savais qu’il avait déjà fait son choix : celui de rester ici. Ça te tuait de le reconnaitre, mais ça te plaisait d’avoir un tel pouvoir de persuasion sur un garçon pareil : aussi têtu qu’insupportable, aussi différents et similaires de toi. C’était presque terrifiant de voir un être aussi peu prompt à la défaite … En temps normal, tu n’étais d’ailleurs pas vraiment comme ça. Tu avais l’impression que la dernière fois que tu avais eu cet esprit de compétition était quand tu étais encore Jessica et que tu te démenais pour atteindre des sommets … Tu avais l’impression de fusionner avec ton passé tout en restant toi, en sa compagnie. Tu avais l’impression de te lâcher, de ne plus te sentir obligée de quoique ce soit. Tu te foutais bien de la gestion des deux camps quand tu étais avec ce géant, tu voulais juste le battre en riant et marquer le plus de point possible et inimaginable pour lui montrer qui était le patron. Tu regrettais presque son absence à la bataille de boules de neige. Tu étais persuadée que cela aurait été à mourir de rire dans les deux cas. Non, en fait tu en étais sûre, tu aurais pu le parier. Et surtout, tu aurais adoré ça.

Le pire, c’était que tu n’arrivais pas à comprendre comment Celsius Gigantor aka l’abruti aux plantes, arrivait à te faire sentir comme ça. C’était presque frustrant de voir la dépendance qui était apparu dans ta vie en moins de temps qu’il n’en faut pour souffler sur une bougie.

Tu manquas difficilement de rire quand Celsius sous-entendu que vous étiez – vous les femmes – des êtres incompréhensibles. Survivre à votre propre cuisine ? Tu retins un rire. « Pour être totalement honnête avec toi, même moi je ne sais pas comment on a fait pour survivre aussi longtemps … on a p’tête muté, ce qui fait de nous une race supérieure ? » Tu avais utilisé un ton taquin, sourire amusé scotché sur le visage alors que tu te dandinais en le regardant. Tout était bon pour mettre les femmes en valeurs, tout était bon pour réussir à gagner des points dans votre petit jeu sous-jacent. Mais de là à vous insulter de monstres … Dans d’autres circonstances, peut-être que tu l’aurais mal pris. Le terme était fort après tout, puissant, arrogant, déshumanisants … Mais aujourd’hui, tu l’acceptais avec plaisir. Après tout, un monstre pouvait être l’appellation pour les choses au-dessus des autres ! Vous étiez plus résistantes, plus robustes … Puis Celsius revint à la charge avec le café. Tu pouffas de rire dans ta tasse … Avait-il conscience de son effet comique ? « Quand tu connais que ça, oui, ça s’appelle du café, petite précieuse. Mais j’admets que ça à un gout de chaussette … par contre, ça fouette un bon coup, histoire de te réveiller le matin. »

Celsius décida de faire le beau, s’étirant de toute sa longueur, le grandissant encore. Tu fis la moue : connard. Il ne pouvait pas te passer cinq bons centimètres ? Histoire que tu ne ressembles plus à une naine à côté de lui ? Tu avais bien envie de lui faire un croche-pied dans les règles de l’art, mais cela aurait été malhonnête et aurait certainement déterré la hache de guerre – ce que tu ne voulais absolument pas, les mots acerbes de Celsius t’avaient suffis pour toute une vie. Tu le fusillas du regard, tu le savais qu’il jubilait de sa hauteur … Etait-ce de ta faute si mère nature avait décidé que cette grande perche serait plus imposante que toi ? Tu mimas ses paroles en exagérant le trait et en agitant la main. Môssieur pensait pouvoir faire le travail de bâtisseur si facilement ? Bon au moins, il reconnaissait que tu étais plus apte à diriger ce travail. Quand il caqua ses jointures, tu en fis autant. Toi aussi, tu pouvais te faire masculine. Et une main se tendit sous ton nez.

Tu eus un petit sourire en coin en regardant cette main. Mon dieu mais qu’est-ce qui t’arrivait ?

Tu l’attrapas et te relevas, retenant une légère grimace avant de resserrer ton gilet de laine contre toi. D’un signe de la tête tu montras les planches entassées dans un coin du toit. Tu t’attendais à l’entendre râler d’avance quant à ta situation de femme blessée – s’il y avait bien une chose que tu avais compris sur Celsius, c’était l’omniprésence de son côté professionnel – alors tu levas directement les mains en signe d’apaisement. « J’ai monté ces planches avant que tu n’arrives, pour éviter qu’on ait des soucis. Je connais pas ta force, alors j’ai préféré m’en occuper. Oui je sais, c’est dangereux pour mon dos, mais tu vois, je l’ai fait donc je t’utilise pas comme esclave ! » ; et heureusement que ta route n’avait pas croisé celle de Meera, sinon tu en aurais entendu parlé pendant longtemps encore et tu aurais été certainement enfermé dans l’infirmerie. Tu sortis un mètre de ta poche et un crayon de papier. « On va juste renforcer les zones sensibles pour protéger de la pluie. C’est-à-dire qu’on va rajouter de l’isolant – que j’ai laissé en bas car c’est pas lourd – et après recouvrir le tout avec les planches. On va les mesurer, les scier et les clouter. »

Tu avançais prudemment vers des zones fragiles du toit de l’infirmerie. « On va aller de l’intérieur à l’extérieur, d’accord ? On va pas non plus gaspiller le bois, ce serait stupide et on est pas là pour faire dans l’esthétique. Ce qu’on doit faire, c’est juste s’assurer que nos malades restent au chaud … Enfin, tu sais mieux que moi les bonnes conditions que doivent avoir une infirmerie, tronche d’amour. » Tu te baissas accroupis et tapota le toit. « Pour savoir, c’est très simple, tu tapotes … si c’est trop humide, on prend pas de risque, on isole et on planche. Si on prend un risque, la moisissure risque de commencer à apparaitre. Tu as compris, Gigantor ? »

Se baisser, se relever, s’accroupir, porter … Voilà une bonne matinée qui sera faite.

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Lee Jung Seok

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BLOC A - MEDJACK
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Dim 17 Jan - 23:54

Tu as envie de la jeter par-dessus bord.  Être bâtisseuse, elle devrait savoir qu'elle a besoin de garder son dos en bonne santé.  Autrement, elle peut bien dire adieu à son boulot et tout avenir de vieille femme aigrie bien droite dans ses hauts collets.  Elle ne veut peut-être pas de ton avis de medjack, ni même que tu l'ausculte, mais elle pourrait au moins user un peu de sa jugeotte et de son bon sens pour savoir que  monter des planches était la chose la plus stupide à faire.  Et après, elle ose te traiter sans relâche de crétin.  Tu vas lui refaire oui son abruti.  Tu est très bien capable de monter tout seul les planches sur le toit, même si tu étais faible tu pourrais le faire, une à une.  Tu ne l'engueules pas, mais tes yeux lancent des éclairs.  Tu ne la considères pas exactement comme une amie, pas encore, la trêve vient seulement d'être signée, mais ton côté médecin se récrit de la voir prendre des risques inutiles et stupides : déformation professionnelle.  Néanmoins tu te permets de l'invectiver dans ta tête avec tes plus imaginatives insultes.  Ça lui apprendra à vouloir jouer les costaudes.  Si elle se plaint de douleurs après, elle est mieux de ne pas te mettre ça sur le dos.

« Ne m'appelle pas comme ça, c'est répugnant, » lâches-tu avec une grimace dégoûtée à son "tronche d'amour".  Est-ce que tu as l'air d'un bisounours?  Non, bon alors voilà.  Tu préfères presque Gigantor en comparaison.  Quoique tu as un nom.  Celsius.  Elle pourrait faire l'effort de s'en souvenir une fois sur dix, ça ne serait pas trop demander tu trouves.  T'es pas trop exigeant même.  C'est super soft.  Tu renifles.  « Je suis pas idiot non plus hein.  T'aurais pu monter l'isolant plutôt que les planches, idiote. »  Tu te fais glisser en bas de l'échelle pour aller chercher justement le matériel manquant avant de remonter.  Comme tu en as plein les mains, tu passes par la voie traditionnelle.  Puis... il faut admettre que même si tu as fait l'effort de monter comme un chimpanzé, ça n'a pas trop semblé l'impressionner alors autant ne pas risquer sa vie pour retenter l'exploit.  Tu  vas lui prouver ta force autrement.

« Occupe toi de me marquer les endroits à risque et d'y poser l'isolant.  Moi je m'occupe des planches.  Si tu as mal, tu t'arrêtes.  C'est un ordre du médecin.  Tu désobéis et je te jette en bas du toit, c'est compris?. »  Tu poses l'isolant sur la toiture et tu te diriges vers les planches.  D'un coup d'oeil tu les évalues.  C'est du bon matériel, tu sais que ça protégera des intempéries.  Par contre tu te demandes...  « Hey la vieille rabougrie, avec quoi je scie et cloue?  Ils nous offrent pas le petit coffre rouge de bob de bricoleur quand on prononce le serment des medjacks.»  Tu sais que tous les batisseurs du bloc A ont leurs propres outils.  Il y en a quelques uns à l'abandon, là pour les autres blocards qui donneraient un coup de main en cas de situation très grave où il faudrait plus de main à la pâte.  Tu avises un coffre sur le coin et sans même demander la permission, sans même vérifier si ça ne lui gênait pas de te prêter ses outils, tu l'ouvres et tu te sers sans aucune gêne.  Si elle croyait récupérer ce boulot, c'est non.  C'est un travail d'homme ça, scier et fixer des planches.  Donc tant et aussi longtemps qu'elle ne sera pas en pleine forme, elle n'a pas le droit d'y toucher.  Enfin, pas alors que tu seras là.  Après elle fera bien ce qu'elle voudra, c'est pas toi qui va l'en empêcher.  À elle la liberté de faire l'idiote.

« Alors?  Tu bosses ou pas?  On va pas y passer toute la journée j'espère!  Je compte bien être de retour chez moi pour le dîner.  Si vous êtes incapables de faire du café buvable, je ne survivrai pas à deux repas ici, » dis-tu pour la pousser à se mettre au boulot.   Tu te penches pour commencer à tâter le sol, l'air extrêmement concentré.  Elle a bien choisi son lieu de travail.  Puisque c'est l'infirmerie, même si ce n'est pas le tien, tu ne vas pas t'empresser de finir pour déguerpir au plus vite.  Tu dis que tu n'y passeras pas la journée, mais en vérité tu sais très bien que si, si le tout n'est pas rapidement terminé.

« Au fait, pourquoi t'as choisi de jouer les bricoleuse en arrivant ici? »  Autant discuter un peu au travail.  En silence c'était un peu embêtant et puis même si elle est énervante comme pas possible, c'est déjà mieux de faire brin de causette avec une langue de vipère que de devoir endurer un silence lourd et pesant.  C'est le moyen aussi d'en apprendre plus sur le bloc des filles, de savoir si elles sont dignes de confiance et tout ça.
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Moon Geun Young

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Mar 19 Jan - 23:29

Oh. Monsieur n’aimait pas les surnoms ridicules ? Se rendait-il compte des armes que Celsius te donnait sans s’en rendre compte ou voulait-il volontairement que tu le battes avec le bâton qu’il te tendait ? De même, tu te félicitas mentalement d’avoir spécifié à l’oral que tu savais ce que tu risquais en ayant décidé de grimper les planches : cela évitait à monsieur Celsius Premier du Nom de te faire une remarque cinglante. Cela ne l’empêcha pas de te fusiller du regard, ce à quoi tu répondis par un immense sourire taquin, la tête légèrement penchée en dessinant un cœur avec tes mains. Tu avais envie de rire devant le ridicule de la situation, de te tordre et de t’étendre jusqu’à ne plus pouvoir respirer. « D’accord, tu préfères sucre d’orge ? Bouton d’or ? Princesse grenouille ? Sa Majesté des Plantes ? Gigantor ? Crétin des alpes ? Homnimus crétinus ? Je prends tout ! » Tu remercias mentalement les cieux que Celsius ne soit pas Spades, tu n’étais pas vraiment sûre que le bœuf ait toléré plus de quelques secondes tes boutades. Il t’aurait même peut-être déjà fais tomber du toit ? Tu évitas une grimace, tu ne doutais pas une seule seconde que ton dos aurait été plus que fichu. Avec ton karma, tu te serais même peut-être brisé la nuque ? On aurait dit le début d’une bonne blague : c’est l’histoire d’une bâtisseuse qui meurt connement alors qu’elle vivait dans le labyrinthe. A se tordre de rire.

Tu l’entends se plaindre et tu agitas ta main comme un canard en exagérant son expression : pia pia pia pia ! Tu voulais que ton boulot soit bien fait et tu n’avais aucune idée des capacités de cet abruti : il était hors de question que tu attendes cent sept ans qu’il réussisse à porter les planches. Gigantor se laissa glisser en bas de l’échelle et tu l’attendis, bras croisés. Cette fois-ci, pas de démonstration de force mais bien une montée quasi-normale. Tu l’applaudirais presque si tu n’avais pas peur qu’il t’abandonne ici. C’était horrible mais, malgré toutes tes blagues, tu avais véritablement besoin de Celsius aujourd’hui. Enfin ! Il pouvait pleuvoir des poules pour que tu en viennes un jour à seulement l’énoncer à voix haute. Tu allais ouvrir la bouche pour parler – lui donner plus de consignes, notamment de sécurité, on ne savait jamais avec les petits débutants – quand Celsius s’empressa de reprendre ses grands airs de médecins. Tu en restas bouche bée … Tu claquas ta langue contre ton palet avant de mettre tes mains sur tes hanches. « Saches, padawan, que notre petit coffre d’amour n’est pas une réplique de la boite de cet horrible dessin animé ! Montre un peu de respect pour le matos qui te permet d’avoir un toit sur la tête, non mais oh ! » Le petit coffre rouge de bob le bricoleur …

Et puis quoi encore ? Il croyait que tu avais des scies en plastiques ?!

Quand tu le vis se servir, tu eus envie de le jeter par-dessus le toit dans un puissant hurlement. « Mais vas-y ! Sert toi Gigantor, fais comme chez toi ! » Tout d’abord, il insultait la sacro-sainte boite à outil et maintenant il se servait comme s’il se trouvait dans son infirmerie ? Est-ce que toi, tu te permettais à toucher à son matos ? « Et puis, tu ne connais pas l’état exact de mon dos, donc je ne prends mes ordres que de Meera ! Tu ne sais même pas scier et clouer correctement si ça se trouve ! Laisse moi au moins te montrer avant de te la jouer macho-man ! » Tu étais exaspérée. Pas en colère, presque amusée mais exaspérée … Comme si tu avais affaire à un enfant qui voulait trop en faire.

Bon, un très grand enfant dans le cas présent. Un très très grand enfant.

Il râla – Celsius râlait autant que toi. Mais tu savais qu’il resterait avec toi. Mais tu eus un petit rire « Tu auras qu’à être notre chef juste pour cette fois-ci ? t’en penses quoi ? » Tu te mis à genoux, tâtonnant le sol à la recherche de zones particulièrement humide. Non loin du bord tu en trouvas une avant de jeter un bon morceau d’isolant dessus. Tu détestais cette matière. Puis, avec savoir faire, tu mesuras la zone avant d’aller vers une planche et retranscrire les bonnes mesures dessus. Tu attrapas la scie et, bloquant avec le pied, le dos vouté, tu te mis au travail : méticuleux, précis, rapide, impeccable. Tu savais qu’il regardait : tu lui montrais l’exemple, ce serait à lui de reproduire. En espérant qu’il soit un élève rapide.

Tu t’apprêtais à trainer la planche quand il te posa la question. Tu relevas la tête, surprise avant de faire la moue. Tu te stoppas quelques secondes avant de reprendre ton activité. Tu attrapas le marteau et quelques clous. « Je suis la cinquième arrivée ici … Pas parmi les premières de la toute première année, mais pas non plus parmi les dernières … Y’avait pas grand-chose. Quand j’suis arrivée ici, j’avais juste peur. Tout le temps. Je pleurais tous les soirs. » Tu donnas un gros coup de marteau. Tu étais jeune, immature et vous n’étiez que cinq. Cinq misérables filles. « Ce que je détestais le plus, c’était d’avoir froid ou d’être trempé par la pluie … J’avais l’impression d’être impuissante, de ne rien pouvoir faire. La pluie tombait sur ma tête et qu’importe ce que je faisais, elle tombait toujours. Je haïssais la pluie. » Un coup de marteau fut plus violent que les autres. Vous aviez réussi à créer quelque chose.

« Evidement, on avait des trucs de bases, comme notre cuisine … Mais c’était pas à nous et. Bordel je sais pas comment expliquer ça. » Tu lâchas ton marteau avant de regarder le ciel. Tu cherchais tes mots, tu voulais lui expliquer le désir que tu avais ressenti à être utile, à vaincre les éléments, à être plus forte que tout cela. « Je voulais juste protéger les filles. Me rendre utile. A ma façon … Je ne suis pas quelqu’un de très féminine de toute façon, donc je suppose que ça me va bien. » Tu lui fis un immense sourire, tentant de détendre l’atmosphère avec cette dernière plaisanterie. Mais à l’époque, tu n’avais pas réfléchi comme ça : tu voulais juste construire quelque chose de viable, tu voulais créer un rempart, de la chaleur.

Quand est-ce que cela avait commencé exactement ? Tu ne le savais même plus. Ton dos te ramena à la réalité.

Tu te repenchas pour terminer de clouter cette maudite planche. « Et toi Celsius ? Ton amour pour les plantes, il est récent ou c’est une vocation ? » C’était ta façon à toi de lui demander : pourquoi medjack ?

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Lee Jung Seok

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Jeu 21 Jan - 20:06

Mais qu'est-ce qu'elle t'énerve.  Oui bon, tu n'as sûrement pas l'assurance des batisseurs en ce qui concerne sciage et cloutage, mais tu n'es pas non plus complètement abruti.  Vous avez déjà été victimes des intempéries au bloc et il a fallu que tout le monde y mette la main à la pâte.  Il n'y avait pas moyen de s'en sortir autrement.  Donc qu'elle te juge avant même de connaître tes capacités, ça te plombe franchement.  Tu as peut-être, tu dis bien peut-être, un côté macho, mais quand même tu as une certaine humilité.  Si tu n'avais aucune idée de comment manier le marteau, tu lui aurais d'abord demandé.  Même, tu serais sûrement aller gratter à la porte d'un bâtisseur pour qu'il t'apprenne quelques trucs avant de venir jusque chez eux.  Question de ne pas t'infliger la honte totale devant elle.  Puis, tu ne supporterais pas de l'entendre râler contre ton travail et venir te prendre par la main pour t'apprendre comment faire.  Bon sang!  Ce n'est pas parce qu'un mec choisi le métier de medjack qu'il est nul pour tout ce qui concerne l'effort physique.  Tu es athlétique.   Tu regrettes presqu'il fasse si froid, s'il faisait un peu plus chaud, tu pourrais enlever ton t-shirt et tes abdos magnifiquement découpés lui en boucherait un coin.  Pétasse va!  Tu ne dis rien, tu te contentes de la tancer.  Et elle se met au travail.  Et elle joue les indemnes.  T'as pas besoin de l'examiner pour savoir que si Spades lui a défoncé le dos, il lui faudrait un peu plus de 48h à s'en remettre.  C'est pas comme si tu ne connais pas la force de cette sale brute de tête de pioche.  Puis, tu n'as pas besoin d'un examen détaillé pour savoir l'essentiel, ton oeil est devenu expert dans l'évaluation avec le temps.  Surtout considérant qu'à chaque nouveau, c'était toujours au dos qu'ils se blessaient en premier, parce qu'ils n'avaient pas encore appris à soulever les choses de la bonne façon.  Vraiment, tu en as un peu marre qu'elle te prenne pour un imbécile.

C'est drôle, mais quand elle te raconte son choix, tu es touché.  Ça ressemble un peu aux raisons qui t'ont poussé à devenir medjack.  Enfin, assez vaguement, parce que le choix s'était imposé à toi, rapidement et naturellement.  Tu n'avais pas eu le temps de te poser la question très rapidement.  Après, ça devait être un peu plus déstabilisant quand il n'y avait que quelques personnes arrivées avant soi.  Pour ta part, tu es le vingt-cinquième arrivant.  Autant dire que tu ne manquais pas de compagnie quand tu as débarqué.  Ni d'explications.  Enfin, évidemment, ce n'était pas particulièrement suffisant pour expliquer le pourquoi du comment, mais assez pour comprendre comment la vie fonctionnait là-bas.

« Je suis arrivé en hiver, il y avait une épidémie de grippe.  Je me suis dirigé vers ce qui était le plus nécessaire pour le groupe : les soins.  J'ai pas trop eu le temps d'y penser sur le coup, mais c'était le bon choix je suppose, parce que je suis rapidement devenu habile avec les concoctions de plantes, j'ai découvert pas mal de nouveaux remèdes. »  Tu hausses les épaules.  Tu as simplement fait ce qui te paraissait juste à l'époque.  Aujourd'hui, tu ne le regrettes pas, tu es dans ton élément, à ta place.  Et tu t'y raccroche autant que possible parce qu'une bonne part de ce qui te définit, c'est bel et bien ta spécialisation.  Sans elle... tu serait perdu et anéanti.  Ça te donne envie de continuer à vivre et à te battre.  Mais surtout d'apprécier la vie dans le labyrinthe.  Ce n'est pas gai tous les jours, mais grâce à l'esprit de communauté, grâce à la satisfaction que te donne ton travail, tu ne t'en sors pas trop mal et même tu apprécies la vie que tu mènes.  Elle n'est pas parfaite, mais elle te comble et c'est tout ce que tu demandes.

« Et si t'arrêtais maintenant de faire l'idiote?  Tu peux bien jouer les tomboys si tu veux, mais je suis pas aveugle hein.  Juste à voir comment tu te tiens je le vois que ton dos n'est pas au mieux de sa forme et je suis certain que Meera ne t'as pas autorisée à soulever des planches, si elle a un minimum de bon sens en tant que medjack. »  Tu roules des yeux et soupire bruyamment.  Décidément, elle te prend pour le premier des abrutis.  « Fais comme j'ai dit, marque les endroits à isoler, fous l'isolant, je me m'occupe des planches.  C'est pas toi qui a dit qu'on se moque de l'esthétique, non?  Je suis pas un as du marteau, mais je sais clouer, quand même... T'es vachement de mauvaise foi.  Si t'es pour tout faire toute seule pour satisfaire ton égo personnel, ne demande pas à quelqu'un de traverser ce satané labyrinthe à la première heure pour venir se faire houspiller. »  Tu retiens de lui dire à quel point elle t'énerve depuis la première minute de ton arrivée au bloc des filles.  Pourtant, ça te ferait vachement du bien.  Tu retournes à ton carré, pose de l'isolant où tu as remarqué un endroit humide et t'empares de la scie pour tailler le bois.  La découpe n'est pas nette comme celle de Sony, mais ça fera l'affaire, considérant que c'est fait par un non-initié.  L'important, c'est que ça empêche l'eau de filtrer.

Tu t'appliques à poser les clous là où ça fixera bien la planche.  Tu n'as pas la rapidité de la jeune femme, si tu y allais aussi rapidement, tu t'écrabouillerais un doigt.  Malgré tout, les clous s'enfoncent rapidement parce que tu ne manques pas de force dans les bras.  Tu t'appliques du mieux que tu le peux à ta tâche.  C'est ton côté perfectionniste qui prend le dessus.  Quand tu as terminé, tu te tournes vers elle.

« Bon, on passe au suivant. »

Tu t'approches de l'endroit où elle travaille pour estimer la taille de planche qu'il te faut.  Tu t'appliques à tailler correctement, les sourcils froncés, très concentré par ta tâche.

« Il n'y a vraiment aucune élégance dans ce métier, pas de travail de finitions.  Ça me surprend de votre part, vous devriez aimer les jolies boiseries et tout ça, » lances-tu après avoir déplacé la planche pour la placer du mieux que tu peux sur la région à couvrir.  C'est un peu plus grand que nécessaire, mais au moins ce n'est pas plus petit.  Ça viendra, ton oeil se fera.
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Moon Geun Young

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Ven 22 Jan - 23:48

Etrangement, quand Celsius expliqua qu’il était arrivé en hiver, cela ne t’étonna pas du tout. Tu hésitas même à plaisanter sur sa froideur évidente envers la gente féminine et sur l’origine de son étrange prénom. Mais tu t’abstins : tu avais compris que c’était un homme susceptible et qu’il fallait y aller tout en douceur pour ne pas froisser son ego bien gonflé. Il était l’herboriste du bloc a, le medjack parmi les medjacks et ça, même toi tu ne pouvais aller à l’encontre. C’était tout de même rageant de voir l’importance qu’avait pris ce garçon alors que toi, tu n’étais qu’une bâtisseuse perdue dans la masse … Non pas que tu avais vraiment envie d’évoluer, mais tu admirais le respect qu’il avait su forcer avec le temps. La preuve indiscutable de l’adaptation de Celsius à cet environnement. Il était un gamin de dix-huit ans qui avait essayé de sauver un maximum d’individu atteint de la grippe. Il était maitre dans son domaine, toujours utile au labyrinthe. On pouvait remplacer un bâtisseur, on ne pouvait pas remplacer Celsius, mais tu t’abstins de lui faire entendre … Il serait bien capable de prendre la grosse tête et de ne plus la dégonfler. Mais une chose était sûre, plus ton camarade parlait, plus tu semblais l’apprécier – bien que cela ne semble pas réciproque. Il avait agis de la façon qu’il pensait la plus juste.

Tu aurais pu lui faire un compliment, mais la bouche acérée de Celsius – à croire qu’il prenait plaisir à être un vrai petit con quand il s’agissait de ta personne – revint au galop. Fait indiscutable, il te parla de ton dos. Ce fameux dos qui te faisait souffrir ; et dire que tu étais persuadée d’avoir réussi à lui cacher ça. Comme quoi, on ne peut pas prendre un medjack pour un demeuré quand il s’agissait de la santé. « Rah ça va hin … C’est pas comme si j’étais à l’agonie. » Il avait un petit côté capitaine j’ordonne. L’espace d’un instant, tu l’imaginas très autoritaire quant à la sécurité d’une potentielle compagne et- Mais à quoi tu pensais ? Tu secouas vivement la tête avant de te reconcentrer sur votre travail, c’était le plus important. Celsius parla de ton ego et tu fronças les sourcils avant de mettre tes mains sur tes hanches. « Si je voulais satisfaire mon égo personnel, je ne me serai pas pliée en quatre pour te faire venir. De même, ne viens pas me dire que tu es venu par pur bonté d’âme … Je l’ai bien vu ta petite démonstration de force. T’es pas que là pour te faire pardonner mon mignon, t’es là aussi pour me clouer le bec. » Tu avais dis ça avec le sourire, sans réel méchanceté dans la voix. Tu n’avais pas douté une seule seconde de la raison de sa venue ; il s’était excusé pour soulager sa confiance, il n’était pas un mauvais bougre dans le fond. Néanmoins, pour le faire venir, tu avais dut faire preuve de ruse.

Etais-tu masochiste pour vouloir absolument de sa présence à tes côtés ?

« Et puis je ne t’ai pas houspillé, pas une seule fois, pour le moment. » Tu grognas. Toi, tu l’avais taquiné un peu, chatouillé sur son ego, mais toujours dans la taquinerie … Si tu voulais vraiment te prendre la tête avec lui, tu le pousserais sur l’heure du toit, comme ça, ce serait une bonne chose de faite. Pour autant, tu acceptas sa requête – surtout car tu ne voulais pas chercher querelle alors que la matinée avait si bien commencé – et tu te concentras sur les isolants. Cela ne t’empêcha pas de surveiller du coin de l’œil le travail de Gigantor : il pouvait dire ce qu’il voulait, même si ce n’était pas beau, il devait au moins faire un minimum d’effort pour que ça concorde. L’esthétique, on s’en fou, la qualité, on s’en fou pas. La découpe n’était pas nette, mais la technique pouvait être facilement améliorée. Trop lent aussi. Pourtant tu fis un site discret d’approbation quand il clouta la planche : il était fort des bras. Mais ça tu le savais déjà.

Tu eus violement chaud aux joues.

Tu cherchas les zones humides en installant les isolants, il était évident que tu finirais avant lui. Tu lui lanças néanmoins un mètre. « Pour plus de précision … si tu me fais une planche trop petite, j’te casse les genoux. Et si elle est trop grande, on gaspille. Le bois, c’est précieux. » Mais tu ne peux malheureusement pas le tacler sur sa mauvaise volonté : quand Celsius faisait quelque chose, il le faisait proprement. Tu tapotais, installais et ton œil habitué arrivait à estimer la longueur nécessaire pour certaines zones. Tu étais concentrée sur ton travail et, en toute honnêteté, tu ne pensais pas que Celsius te relancerait sur un sujet de discussion. Tu lâchas un vague rire avant de te redresser et de t’asseoir sur les fesses tout en serrant tes genoux contre ton torse – tu devais l’avouer, tu avais froid – avant de le fixer longuement. « Et dire que j’étais persuadée que tu avais pu admirer mon côté masculin … Me prendrais-tu pour une vraie fille, Gigantor ? » Nouveau rire. Pourtant tes yeux fixaient le bloc. Les filles n’étaient pas toutes féminines, plus maintenant en tout cas. « On est des filles, on peut pas le nier. Mais faut vraiment que tu te retires tes clichés de la tête, macho-man » Tu étais au moins aussi vaillante que certains hommes, si ce n’était plus. Tu étais aussi déterminée qu’eux, aussi forte, aussi butée … Aussi humaine.

Tu te laissas tomber en arrière, t’allongeant pour regarder le ciel blanc. Tu avais presque fini ta partie de toute façon et tu attendais à ce qu’il te demande de l’aide pour le reste, vu que môssieur voulait tout faire tout seul. « Les trucs comme ça, ça sert à rien ici. Alors on met ça de côté … C’pas des jolies finitions avec des jolies moulures qui me sauveront la vie. Alors si on était féminine avant … Bah c’est resté avant. On est plus vraiment les mêmes de toute façon, tu ne penses pas ? » Tu te redressas pour le regarder, les jambes écartées. Il t’avait insulté de Tomboy, mais tu étais sans doute plus féminine que bien des bâtisseuses. « Et puis, j’ai pas la tronche à plaire aux mecs avec les trucs mignons des nanas. Donc vaut mieux que j’me concentre sur comment taper dans des clous et me rendre utile ! »

Le mignon et autres trucs de filles aux medjacks, toi tu acceptais avec plaisir la part de virilité de ton métier.

Et pourtant … tu avais toujours envie de danser.

Tu t’arrêtas de sourire l’espace d’un instant, en le fixant longuement. Plus tard, tu ne compris pas ce qu’il te prit de dévoiler cette information à Celsius alors que personne d’autre ne le savait. Pourquoi lui ? Tu ne le savais pas, mais tu lui dévoilas ton unique secret. « Avant, je faisais du ballet … Je dansais. » C’était une information que ni Jack ni Sasha qui quiconque détenait. C’était ton précieux secret. Ton plus grand secret pour l’heure. « Je ne suis plus elle … Mais parfois j’ai encore envie de danser. Mais je ne le fais pas … Parce que c’est stupide » et que cela n’aidait pas à la survie.

Mais tu en avais envie.

Et tu avais parlé de cette chose secrète à cet homme qui te tolérait à peine.

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Dim 24 Jan - 14:47


SOUVENIR DE CELSIUS

Il s’apprêtait à partir. Les choses s’étaient arrangés entre eux, pourtant il n’avait pu profiter comme il l’aurait voulu. Des pas se font entendre, et il pivote la tête pour la voir arriver, le souffle court. Elle le regarde et il sait qu’elle essaie de paraître forte devant lui. Lui aussi, fait de son mieux. Mais il ne peut s’empêcher de l’attirer dans ses bras et de la serrer fort contre lui. Après leur rupture, ils venaient tout juste de se remettre ensemble, mais il était temps pour lui de partir, de la laisser là… Il se demande ce qu’aurait été sa vie en cet instant s’il n’était pas revenu dans le Wicked. Il était revenu pour elle. Oui, juste parce qu’il avait passé quelques minutes avec cette fille, il avait changé d’avis et il était revenu, car elle n’avait cessé de hanter son esprit depuis cette première rencontre. Mais à présent il partait pour un endroit inconnu dont nul n’était encore jamais revenu. Que se passerait-il une fois qu’il aurait franchit ces portes? La reverrait-il un jour? Que deviendraient-ils tous les deux? Que deviendrait leur relation? Il l’aimait comme un fou, il était prêt à tout pour elle, mais si jamais tout cela prenait fin? Combien devrait-il attendre pour la revoir ? La serrer à nouveau dans ses bras comme maintenant ? « Tu es obligé de partir..? », elle lui demande. Il sait qu’elle pose la question tout en connaissant la réponse à celle-ci. Il ne répond donc pas. Oui il est obligé, il n’a pas le choix. « Retrouves moi vite. Je t’attendrais. », il lui promet avant qu’on ne vienne le chercher. « Il est temps de partir jeune homme », dit une voix. Il a l’impression qu’il va la perdre. Ses lèvres se pressent contre les siennes et il l’embrasse tendrement. « Je t’attendrais. Ne m’oublies pas. », il lui dit en s’écartant, avant de disparaître derrière les portes. Ce fut la dernière fois qu’il la vit avant qu’on n’efface toute sa mémoire..



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Lee Jung Seok

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Jeu 28 Jan - 22:00

Pour une fois tu approuves ce qu'elle dit et tu acquiesces d'un léger mouvement de tête : ceux que vous étiez avant et ceux que vous êtes aujourd'hui ne sont pas les mêmes.  Elle n'a pas tort.  Quand tu penses à ce que tu étais auparavant, tu as l'impression que des milles vous séparent, toi et ce Min Jin Hyuk.  Pourtant, vous êtes bel et bien la même personne.  Ça te fait vachement bizarre en toute vérité, avoir eu une autre identité avant.  Un jour, tu n'étais pas Celsius et le lendemain, tu étais toi.  Il y a de quoi vous mettre les méninges à l'envers.  Pour toute réponse, tu te contentes de garder le silence en taillant un nouveau morceau de bois.  Ça va vachement plus vite avec le mètre et tu es nettement plus précis.  Ton travail n'est toujours pas parfait, mais tu t'améliore de planche en planche.  Elle ne pourra pas se plaindre que tu ne t'es pas appliqué.  Même c'est bien toi tout craché de toujours prendre bien soin de faire les choses correctement.  On peut t'accuser de bien des choses, mais certainement pas de bâcler le travail qu'on te confie, même si en fait tu es peut-être en train d'aider l'ennemi à améliorer ses fortifications.  Tu essaies de chasser cette idée.  Ça fait un moment que les filles sont en contact avec vous, si elles avaient une mission à accomplir, avec la détente plus que bien installée entre les deux camps désormais, ce serait fait depuis longtemps.  Du moins, tu essaies de t'en convaincre, parce que tu ne peux pas non plus passer ton temps à attendre que le ciel vous tombe sur la tête par Toutatis!  Il y a déjà assez de trucs à penser sans non plus chercher des problèmes supplémentaires.  Au besoin, tu inventeras ta propre potion magique.

Tu t'arrêtes de clouer lors qu'elle te confie avoir été une danseuse.  Tu poses ton marteau pour la toiser de haut en bas.  Elle n'a pas du tout l'allure d'une danseuse.  Enfin, pas que tu t'y connaisses exactement en danse, à dire vrai tu n'as jamais assisté à un ballet de ta vie, mais une idée dans ta tête te dit qu'une danseuse devrait… avoir l'air plus gracieux.  Quand tu regardes Sony, tu as l'impression de te retrouver devant un garçon manqué.  Elle a les bras plutôt musclés, même si ça ne paraît pas autant que ça, son visage est bruni par le temps qu'elle passe dehors.  Elle n'est pas hideuse, son visage n'a pas la finesse d'une poupée de porcelaine, mais son imperfection a un quelqu'un qui est intéressant, oui, c'est cela.  Tu ne peux pas t'empêcher d'être surpris malgré tout, parce que même si on ne peut pas dire que tu la connaisses exactement très bien, ça ne lui ressemble pas du tout.  Même ton toi du passé ressemble plus à ton toi du présent en comparaison.  Tu hésites entre rire et ne rien dire.  Puis une petite voix dans ta tête te dit que si tu ris, tu vas te faire jeter en bas du toit.  Et à ta taille, tu tombes de haut et ce n'est pas sûr que ce sera sans bris.

« Pour être tout à fait honnête, je suis si surpris que j'ai failli éclater de rire.  T'as pas la tête d'une ballerine si tu veux mon avis, mais on dit que l'habit ne fait pas le moine. »  Tu marques une pause.  Ce n'est pas tout ce que tu as à dire, mais tu ne sais pas exactement comment formuler le reste à dire vrai.  Après avoir passé cinq ans sans voir une seule fille, tu as oublié comment on doit leur parler.  Et puis, les deux seules filles dont tu te souviennes sont Lou et ta sœur.  Soeur que tu n'as toujours pas retrouvée ici, tu te demandes si elle n'est pas morte dans le labyrinthe et même si tu le sauras jamais.  Encore, tu n'as pas beaucoup de souvenirs de Sae Ra en-dehors de ceux de votre enfance.  Puis Lou…  Ah Reum, c'était différent.  C'est celle que tu aimes.  Les mots étaient inutiles entre vous.  Les choses ne peuvent pas être pareilles entre Sony et toi.  « Mais tu sais, si t'as envie de danser, danse.  C'est pas parce que tu n'es plus cette fille que tu dois rejeter tout ce qu'elle aimait. »

Au début, toi aussi tu croyais que tout ce qui venait de l'ancien Celsius était à rejeter.  Au départ, tu avais bien voulu voir Ah Reum disparaître.  Puis tu t'es rappelé.  Tu t'es rappelé qu'avant, tu ne voulais pas être là.  Tu ne voulais pas faire partie de tout ce plan.  Tu avais essayé de fuir, fuir ce destin qui à l'époque ne t'enchantait pas du tout.  Aujourd'hui, tu ne trouves pas ça si mal.  Tu es heureux ici.  C'est pour ça que tu voulais que tout ce qui appartient à ton passé disparaisse.  Mais tu te réconcilies peu à peu avec ton passé.  Tu n'y retournerais pour rien au monde et tu continues à soutenir que ce sont deux existences séparées.  Mais tu n'essaies plus autant de tout rejeter.  Des choses peuvent être partagées en commun.

« Après, tu sais ce qui est bon pour toi.  Je crois juste que c'est beau se rendre utile, mais il faudrait pas non plus que tu te rendes malheureuse en t'empêchant de faire ce que t'as envie sous prétexte que c'est stupide.  Personne va juger ici si tu veux mon avis. »  Tu soupires et secoues la tête.  Au nombre de trucs débiles que tu peux voir en une seule journée, tu ne crois pas qu'une fille qui danse soit la chose la plus surprenante à voir.  Même si cette fille n'est nulle autre que Sony.  Il y a bien pire et plus traumatisant.

« Comme maintenant, pourquoi tu danses pas?  Yaura personne pour te voir.  Tu peux imaginer que mes coups de marteaux marquent le rythme.  Ça me branche pas trop la danse. »

Tu hausses les épaules.  Tu sais bien qu'elle a probablement déjà fini.  De base, c'est moins long marquer des endroits humides que de tailler des planches et les fixer en place.  Ensuite, elle a l'expérience que tu n'as pas et c'est quelque chose qu'on ne peut omettre.  Tu te remets à clouer la planche et c'est là que tes souvenirs font à nouveau surface.  Bon sang yen a marre.  Sous le choc, tu te cognes le doigt d'un bon coup de marteau et tu ne peux empêcher quelques jurons sortir de ta bouche.

« Pas moyen d'avoir la paix bordel! »
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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Lun 1 Fév - 1:09

Celsius faisait parti de ces hommes qui ne savaient pas parler aux femmes, tu pouvais en témoigner. Quand il t’avoua, sans aucun souci, qu’il avait failli mourir de rire en apprenant que tu étais une ancienne ballerine, et le regard peu avenant que tu lanças à cet aveux. Votre relation semblait trouver un étrange équilibre, pourtant, tu ressentais le besoin de le pousser de ce toit, de lui faire mal. Ou bien de partir … L’un comme l’autre, cela aurait mis un terme à votre étrange paix et chacun serait retournait à sa petite vie. Cela aurait peut-être était une bonne idée. A la place tu le fusillas du regard, lui montrant à quel point il pouvait être stupide, il pouvait être blessant, avant de serrer tes genoux, posant ton menton sur ces derniers, les sourcils froncés. Tu ne referais pas l’erreur de te confier à cet homme. Tu ne comprenais pas pourquoi parfois tu semblais le comprendre comme personne d’autres et à d’autre, il était un parfait étranger, un parfait inconnu que tu voulais griffer pour oser piétiner tes sentiments ainsi. Tout le monde, mais pas lui. Quelle étrange sensation. Tu commençais vraiment à te dire que cette matinée ne pouvait être qu’une mauvaise idée. Tu le savais mieux que quiconque que tu n’avais pas la tête de la ballerine … C’était bien pour cela que tout ceci était gênant. De même tu te doutais que tu n’étais plus aussi souple, gracieuse qu’avant. Que Jessica.

Et c’était bien ça le plus gênant.

Et tu le détestais de ne pas comprendre. Tu le détestais d’avoir voulu rire simplement parce que tu ressemblais plus à un garçon manquée qu’à une petite medjack toute fragile. Tu ne faisais que le fusiller du regard encore et encore. Il était hypocrite. Personne va juger ici si tu veux mon avis. Menteur. « Toi. Toi tu juges. » Contre toute attente – et à ta propre surprise – il n’y avait pas d’animosité dans ta voix. Juste une constatation. L’infirmerie en était la preuve. Mais tu n’osas pas lui dire, de peur de briser ce que vous aviez réussi à construire malgré tout. Construire. En voilà un bien grand mot … Vous aviez à peine jeté les bases d’un bâtiment dont tu ignorais le plan. Vous construisez ce lieu à l’aveugle, tâtonnement, goutant à vos échecs. Cette matinée, c’était une poutre porteuse qui avait été installée, si jamais elle venait à s’effondrer, tu ignorais ce que tu ferais de cette relation.

Amèrement, tu te dis qu’en peu de temps, Celsius semblait s’être réconcilié avec ton passé. Pas toi.

Tu as un vague rictus en le fixant. Danser alors qu’il est ici ? Jamais. Pour rien au monde tu ne voudrais danser devant lui … Même si en sortant, tu venais à remonter sur scène. Personne ne venait te voir après tout. « Oui, c’est sûre, je me vois totalement faire des arabesques sous tes yeux de béotien, sur le toit de l’infirmerie … Je ne suis pas une adepte du fou rire. Je suis pas ton pote le porc et pic. » Tu avais lâché cette dernière phrase dans un rire. Tu avais vu ce garçon de loin et Alice l’appréciait : c’était un pitre parmi les pitres. Le genre de personne qui pouvait faire du bien au moral général d’un groupe. Le genre de personne dont tu préfèrerais tomber amoureuse. Ou bien encore d’Eda. Eda était un bon garçon, une personne fiable et sûre. Tu ne comprenais même pas pourquoi soudainement tu pensais à tout cela.

Le bruit d’un marteau frappant un doigt te fit relever la tête et revenir la réalité. Les jurons que tu entends ne font que confirmer ce que tu soupçonnas. Tu te relevas rapidement avant d’avancer à quatre pattes rapidement vers Celsius. Méticuleusement, tu te mis sur tes genoux avant de lui attraper doucement la main et de dégager le marteau de l’autre. Tu écartas doucement les doigts pour isoler celui blessé avant d’observer la gravité. Se l’était-il brisé ? Aurait-il un bel hématome à exhiber ? Tu repensas à sa main blessée. Ce genre de blessure – les coups de marteaux – c’était un peu ta spécialité. Tu relevas la tête, vous n’étiez qu’à quelque centimètre, avant de sourire gentiment. « C’est rien. Je vais aller te chercher un peu d’eau pour calmer la douleur, t’auras un beau bleu et ça te lancera surement un peu. » Tu avanças ta main libre avant de lui tapoter gentiment la tête. Tu aimas retrouver la texture de ses cheveux. « Et voilà. T’es baptisé ! On passe tous par là quand on débute. » Tu te relevas, grimaçant pour ton dos, avant de rendre vers l’échelle le plus rapidement possible et la descendre rapidement.

Tu pénétras dans l’infirmerie pour attraper une gourde et la remplir d’eau fraiche. C’était un rituel presque commun chez les bâtisseurs, des gestes mécaniques que tu connaissais par cœur. Tu remontas l’échelle rapidement avant de retourner te laisser tomber aux côtés de Celsius. Avec la bouche, tu retiras le bouchon de la gourde alors que tu lui relevais doucement la main, s’appliquant à isoler avant de verser l’eau doucement. Vous étiez proches, l’eau éclaboussait ton pantalon. Tu vidas la gourde lentement, très lentement. Tu regardais l’eau couler sur la peau, chassant la douleur. Quand ce fut fait, tu jetas la gourde par-dessus l’infirmerie avant de sourire au blessé. « Et voilà. I’m done. » Tu t’éloignas, retrouvant une certaine distance avec cet homme.

La proximité ne vous avait pas réussi la première fois.

Tu le regardas longuement. Dans le silence. Tu avais perdus ton sourire … Tu levas le doigt et désigna le bleu qui commençait à se former. « Pas besoin d’attèle au fait … un petit bandage si tu veux mais bon … Enfin. C’est toi le medjack. » Tu ne savais plus trop quoi dire pour être vraiment honnête. Tu allais certainement terminée le travail seule – pas besoin de le blesser plus qu’il ne l’était actuellement – ce qui signifiait son départ imminent. Pourtant tu repensas à ses paroles. Tu te mordis l’intérieur de la joue. « Encore des souvenirs, c’est ça ? » Tu avais marqué une hésitation avant de remettre une mèche de cheveux derrière ton oreille, t’emmitouflant ensuite d’avantage dans ton gilet de laine. « Tout à l’heure … Tu sous entendais que ça allait mieux avec tes souvenirs. Dans un sens, je t’envie. »

Toi, c’était de pire en pire.

« J’aimerai bien faire comme toi. Mais je pense que je me suis fait trop d’illusions par le passé … Je n’étais pas si aimée que je le croyais naïvement. » tu regardas sur le côté. Tu n’avais pas envie de croiser son regard moqueur alors qu’un sourire triste apparaissait sur ton visage. Triste ? Lassée ? Tu ne savais pas toi-même. Tu repensais à tes larmes, à la douleur de cette gifle maternelle qui te brulait encore la peau. « Je n’étais pas assez bien pour ma mère … » tu eus un ricanement sardonique. « Numéro deux d’une école de danse de renommée mondiale, c’était visiblement pas assez pour elle … » Ni pour personne d’ailleurs, car la seule fois où tu fus numéro une, personne n’était là. Tu avais été leur plan numéro deux.

Tu te trituras les doigts.

Il y avait une dernière chose que tu pouvais dire. « Si tu culpabilises encore pour la dernière fois … C’était vraiment pas toi. C’était elle. Je venais juste de me souvenir que j’étais sa plus grande déception. » Chère maman adorée. Tu avais peur. Peur qu’en sortant du labyrinthe, tes parents veuillent récupérer Jessica. Tu avais peur d’eux. « Je t’envie Celsius. »

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Lun 1 Fév - 6:32

Tu la laisses prendre soin de ton doigt sans rien dire.  Tu as rapidement évalué les dégâts : pas de fracture, tu seras bon pour un bon bleu.  Suffit de mettre ton doigt au froid par moment pour réduire l'inflammation et l'enflure.  Ça ne t'inquiète pas beaucoup.  Puis heureusement, c'est ta main droite.  Avec malchance tu aurais pu te marteler la main gauche, comme un imbécile.  Tu ne dis rien parce qu'elle ne s'est pas vraiment moqué de toi.  Tu n'aimes pas trop qu'elle t'ébouriffe les cheveux comme ça, c'est comme si tu n'étais qu'un enfant stupide, mais tu serres les dents.  De toute façon, tu as autre chose à penser, comme la  douleur qui te tance le doigt, au point où tu sens le peu de muscles, nerfs et vaisseaux sanguins palpiter.  En fait, tout le bout de ton doigt est empli d'une chaleur qui est plus inconfortable que douloureuse.  Tu le fixes, l'air vide pendant qu'elle est partie de l'eau pour calmer la douleur.  Ce n'est pas ton doigt que tu vois, mais bien le visage d'Ah Reum.  Ou plutôt ton amie Lou maintenant.  Tu ne sais trop que penser d'elle.  Après tout... tu ne voulais pas la revoir.  Pourtant... récemment, on dirait que les sentiments qui habitaient ton coeur dans tes souvenirs prennent le dessus sur l'homme que tu es maintenant.  Il est d'ailleurs bien vrai que... Lou est une jeune femme attirante, gentille.  Tu t'es toujours bien entendu avec elle.  Mais est-ce que c'est juste de vouloir être avec elle parce que c'était le cas avant?  Est-ce que tu te serais intéressée à elle si tu ne t'étais jamais souvenu d'elle?  Tu ne sais pas trop quoi en penser.

Tu sursautes un peu quand Sony revient et s'empare de ta main pour verser l'eau froide sur ton doigt.  Tu retiens un mouvement de recul : le froid n'est pas particulièrement agréable, mais tu ne veux pas lui montrer que tu y es sensible.  Tu ne montreras pas tes faiblesses à une fille, quand même.  Il ne faudrait pas qu'elle croit que tu es une fillette.  Curieusement, ça t'énerverait encore plus que Sony en soit témoin.  Plus que n'importe quelle autre fille, alors tu retiens ta petite grimace.  Pourtant, tu ne te gênes pas avec avec Lou.  Tu portes encore les marques de votre dernière rencontre sur ton menton qui commence tranquillement à cicatriser.  Inconsciemment, tu lèves ta main gauche vers ton menton, un léger sourire aux lèvres.  Quand tu réalises ton geste, Sony s'est déjà écartée prestement.  Tu l'as encore fâchée?  Bon sang, impossible de faire la paix avec cette fille, elle s'offusque pour un rien!  Rien qu'à voir son visage dénué de sourire, forcément, elle t'en veut pour quelque chose.  Tu renifles quand elle te taquine.  Elle te prend pour une mauviette ou quoi.  « Merci doc pour cette information si utile... » marmonnes-tu sur un ton plutôt sarcastique.

Quand elle mentionne tes souvenirs, tu te bloques.  Tu détestes en parler.  En fait, tu détestes tout simplement même évoquer vos vies d'avant.  Tu as essayé de te montrer conciliant plus tôt.  Certes, tu lui as dit que parce qu'une part d'elle ressemble à ce qu'elle était avant, elle n'a pas à la rejeter et se changer.  Mais ça voulait simplement dire que parmi des dizaines de traits de caractère, forcément, certains s'entrecroiseront.  Pas qu'il faut accepter le passé.  Enfin.  Pas comme si on pouvait le changer non plus.  C'est un peu confus tout ça.  Dans tous les cas, tu détestes les souvenirs, te rappeler de tout ce qui n'est plus toi maintenant.  Quand elle te dit qu'elle t'envie, tu as envie de vomir. C'est ridicule et inutile.  Ta situation n'a... rien à envier.  Tu ne vis toujours pas bien avec tes souvenirs.  Et ils ne sont pas spécialement très gais.  La vie de ce Min Jin Hyuk qui est toi sans l'être n'était pas très rose.

« Je sais pas ce que tu peux bien m'envier.  Je déteste toujours autant de me souvenir et ça me débarrasserait bien de plus à avoir à en apprendre plus sur ma vie passée. »

Tu secoues la tête en soupirant.  En même temps, tu comprends un peu peut-être ce qu'elle ressent.  Toi aussi tu voulais que ta mère prenne soin de toi.  Enfin, Jin Hyuk le voulait.  Cette femme ne représente rien pour toi maintenant.  Tu trouves que ton toi passé était idiot de lui accorder autant d'importance alors qu'elle t'a abandonné dans un endroit où tout le monde te détestait.

« Si ça peut m'excuser d'être parti alors que tu pleurais, je venais de me souvenir d'un truc aussi et j'pouvais pas gérer. »

Tu ne lui diras toutefois pas que tu t'es rappelé que tu ne voulais pas faire partie de cette expérience.  Que tu n'avais jamais voulu être au Bloc.  Jusqu'à ce que tu n'y arrives, la mémoire effacée pour ce qui semblait alors devoir être pour toujours.  Pourquoi les choses ont-elles dû changer?  Qu'est-ce qui joue avec votre cerveau comme s'il s'agit d'une console de jeu pour enfants âgés de moins de cinq ans?  Tu veux juste la sainte paix.  Tu l'avais trouvée avant que ta mémoire ne vienne te hanter.  Tu en as marre.  Tu voudrais tout laisser en plan et aller vivre en ermite.  Mais tu as enfin trouvé ta place.  Tu es accepté, respecté, apprécié.  Pourquoi voudrais-tu que les choses changent?

« Moi j'ai pas trop connu ma mère.  Elle m'a abandonné quand j'étais gosse.  Je devais avoir environ cinq ans je crois.  C'est mon père et sa femme qui m'ont élevé par après.  Disons qu'elle ne m'aimait pas du tout.  Si elle avait pu m'écraser sous sa chaussure comme un scarabé, elle en aurait été ravie. » Tu laisses échapper un rire amer. Tu n'as jamais parlé à qui que ce soit de ton passé jusqu'à présent.  Certaines personnes savent que tu as eu des souvenirs, mais la plupart n'en connaît pas le contenu.  Ou plutôt tu n'as rien révélé à qui que ce soit.  Parce que partager ce que tu as vu dans tes souvenirs, c'est un peu comme admettre que c'est la vérité. Une part de toi cherche encore à croire que tout ça n'est jamais arrivé.

« Ce que je veux dire c'est, n'envie pas les autres sans savoir.  Je sais pas à quel point la situation était déplorable dans ton passé, mais le mien n'a rien de très joyeux non plus et ça depuis mon premier souvenir.  Tout ça, c'est que des foutaises.  Si ça se trouve, quelqu'un nous joue dans le cerveau, on en sait rien. Alors je me contente de repousser le tout dans un tiroir de mon cerveau que je n'ouvre pas, sauf pour ranger un souvenir de plus que je veux oublier.  Tu devrais faire pareil si tu n'es pas capable de vivre avec ce que tu as découvert sur toi. »

Tu regardes ton doigt.  Il commence déjà à changer de couleur.  Comment tu vas expliquer ça?  Enfin, c'est pas important.  Tu essaies de le plier.  Ça ne semble pas trop douloureux.  Tu reprends le marteau pour recommencer à cogner des clous.  Tu n'as pas encore fini de fixer cette planche.

« On a encore du pain sur la planche, viens m'aider à tenir ce morceau! »  Tu lui fais signe de s'approcher.  À deux ça ira... enfin ça n'ira pas vraiment plus vite, mais elle semble être ce genre de fille qu'on ne peut pas garder inoccupée, sinon elle devient vous.

« Enfin, si tu veux encore parler de ce qui te tracasse, tu peux bien.  Sauf si je juge trop au goût de mademoiselle...  On dirait que tu me prends pour un vrai salopard.  Évidemment, si tu fais référence à l'autre fois à l'infirmerie, je veux bien admettre que j'ai manqué de tact, mais tu l'as cherché un peu. »  Tu renifles et continues à cogner sur le clou, en veillant bien à ne pas t'assener un autre coup.  Là, ton pauvre doigt ne survivrait pas à l'assaut.  Il y a des limites à ce que le corps humain peut supporter.
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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Mar 2 Fév - 1:36

Tu l’écoutas un instant. Attentivement, comme s’il n’y avait que cela que tu pouvais faire : écouter Celsius parler. Cela te semblait tellement étrange : pour quelqu’un qui semblait détester toujours autant ses souvenirs, il les accueillait plus sereinement que toi, il semblait accepter les sentiments de son lui passé. Prenait-il ce qu’il désirait ? Ce qui l’arrangeait de cette vie ? Rejetant les mauvais aspects ? Tu eus un très léger rictus en entendant son excuse pour sa fuite de l’infirmerie, non pas car tu trouvais son excuse stupide, mais bien parce qu’il semblait s’en vouloir encore. L’idiot. Combien de temps s’en voudrait-il pour cette stupidité ? Tu pouvais comprendre bien entendu, tu ne pouvais que comprendre … Tu avais fondu en larme à cause d’un souvenir. Alors fuir ? Si tu avais été en état, tu l’aurais certainement fait aussi. Fuir semblait être devenu la spécialité des blocards depuis l’union des deux sexes. Fuir ce que l’on était, ce que l’on croyait. Tu avais peur de tout ce que cela impliquait, même Jack ignorait tout cela. Tout ce que tu souhaitais, tout ce que tu espérais, c’était retrouver ta vie d’avant et – si tu venais à sortir – ne jamais recroiser le chemin de cette femme. Elle était mauvaise. Elle te faisait peur … Tu ne voulais pas devenir comme elle, jamais. Tu ne voulais pas donner l’impression à tes futurs enfants de n’être que des faire-valoirs, des jolis bibelots que l’on peut exposer selon leur réussite. Non. Tu ne serais jamais mère. Tu ne prendrais pas ce risque.

Amèrement, tu pensas que de toute façon, il était trop tôt pour se poser ce genre de questions. Ce n’était pas ici que tu créerais quoique ce soit. Ce n’était pas dans ce cauchemar que tu te voyais tomber amoureuse, te projeter vers l’avenir, évoluer dans une relation … Tu laissais ça aux midinettes. Il y avait encore trop de murs à bâtir, trop de palissade à monter, trop de protection à renforcer, pour seulement espérer ça. Et puis, ce fut presque avec un sourire amusé que tu le pensas, tu n’étais pas le genre de fille qui plaisait aux hommes. Les rebutaient oui.

Tu regardas le toit de l’infirmerie, il y avait encore du travail. Tu t’apprêtais à lui proposer de rentrer dans son bloc quand il parla. Il parla de sa mère. Ton visage devait afficher ta surprise, jamais ô grand jamais tu n’aurais cru capable Celsius de te parler de sa mère, à toi. Ta bouche s’ouvrit légèrement, tu aurais voulu dire quelque chose, lui promettre quelque chose, mais tu n’en étais pas capable. Tu ne savais même pas quoi dire … Les femmes étaient le cauchemar de vos passés. Et tu l’écoutas, expliquer que tu ne devrais pas envier le passé des autres. En soit, tu ne l’enviais pas, tu étais juste admirative – mais plutôt mourir que de l’avouer – du self-control qu’il avait vis-à-vis de ça. Et puis, il y eut cette hypothèse de la manipulation du cerveau. « … Cela voudrait dire … » ta voix était toute petite, éteinte presque et tes doigts tremblaient. « Qu’il y a une possibilité pour que tout ce dont nous nous souvenions … tout ce que nous pensions ressentir … ne soit qu’une machination de nos geôliers ? »

Cette idée te glaça le sang. Et te donna un soupçon d’espoir.

Puis tu le vis reprendre le travail … Et ton visage surpris, choqué, s’épanouit d’un doux sourire. Cet homme était presque étonnant. Il te plaisait. Tu ne sus pas exactement pourquoi, tes mains bougèrent certainement d’elle-même, mais tu te retrouvas à nouveau tout proche de lui. Seulement tu ne l’aidas pas à clouer la planche, non. Tes mains, tes bras, retrouvèrent le chemin de son cou pour le serrer, alors que ton visage venait trouver refuge contre son épaule. C’était chaud. C’était rassurant. Tu aimais bien son odeur. Tu eus un sourire amusé. « Evidement que tu es un immonde salopard. Le pire de tous. Tu manques de tact, tu n’aimes pas avoir tort, tu es un macho fini, tu veux toujours montrer que tu as raison … Vraiment le pire. » Il y avait un rire dans ta voix, une plaisanterie, une taquinerie. « Mais tu es aussi très têtu et déterminé. Et tu ris parfois. Et tu sais reconnaitre tes erreurs et tenter de les arranger. Et t’essaie du mieux que tu peux de soigner les autres … » tu remontas ton visage vers le sien en souriant avant de lui faire une pichenette. « Je crois que c’est pour ça que je t’aime bien en fait … Et que j’ai accepté de te parler, de te pardonner. Mais profite, je te donne ce point certes. Mais ce sera le seul et l’unique. »

Et presque doucement tu reposas ton front contre son épaule, laissant glisser tes bras pour ne plus l’enchainer à toi. Tu ne le touchais plus que par ton front, mais la chaleur faisait du bien dans cette froide matinée. Ca te relaxait. Tu avais envie de parler, de te confier. De vider ce qu’il se trouvait sur ton cœur. Tu eus un vague sourire amusé … Tu allais te confier à Gigantor. Tu aurais voulu parler fort, avec assurance, audiblement. Mais ta voix te fit défaut, comme craignant les propres mots décrivant tes sentiments. « J’ai peur. »

C’était peut-être la première fois que tu le formulais aussi clairement. Avec autant de vérité.

« Au début … Je me disais qu’on nous avait envoyé ici contre notre gré. Quand je me suis souvenue de ma mère, je me suis dit qu’elle m’avait envoyé ici car elle était déçue de moi. Qu’elle en avait marre de ma médiocrité. » Tu n’avais pas la même notion de médiocrité que cette femme visiblement, mais ce n’était qu’un détail parmi les autres. « Seulement, je me suis rappelée … Que j’ai fais le choix de venir. Que je n’étais pas obligée … Si ça se trouve, j’ai même fuis. Alors … Si je venais à sortir. Si elle venait à l’apprendre … » Tu eus un frisson. C’était stupide, tu avais vingt-quatre ans, mais tu tremblais à cette idée. « J’ai peur qu’elle m’oblige à être sa fille à nouveau …Qu’elle m’oblige à disparaitre pour laisser l’autre exister. » C’était confus. Maladroit. Mais tu craignais pour ta propre existence. Tu avais peur de n’avoir pas le choix.

Tu avais peur que cette femme te ruine ton bonheur de liberté.

Doucement tes mains remontèrent pour serrer la veste de Celsius de toutes tes forces. « Je veux vivre. Libre. Dehors. Je ne veux pas être elle. Je ne suis pas elle. Elle était seule … Même ceux qui étaient sensés l’aimer n’étaient pas là pour elle ! » Ta voix s’agaçait. Elle tremblait. La rage de n’être que la numéro deux dans le cœur de ce cousin, de cet ami … Le cygne blanc était mort ce soir-là, sur scène et en coulisse. Tes articulations de doigts devinrent blanches de rage à force de serrer. La douleur te ramena à la réalité et tu ouvris grand les yeux avant de te redresser et libérer la veste. Tu avais mal à avoir trop serré.

Tu le regardas, les yeux grands ouverts quelques instants avant de faire soudainement la moue et de te frotter derrière de la tête. « Mouarf ! Désolée désolée ! Oublie donc tout ça. » Tu attrapas un marteau et un clou que tu plantas rapidement et avec précision. Ca, au moins, tu maitrisais. Personne ne pouvait rien te dire. Tu relevas la tête et lui offris un sourire. « A deux, on ira plus vite. Par contre, interdiction de me faire une réflexion sur mon dos. » Tu voulais faire comme si rien ne s’était produit.

Juste travailler. Développer. Protéger. Un coup de marteau. Deux coups de marteau. Avec un marteau, tu pouvais refaire le monde entier, car c’était Sony qui manipulait le marteau.

Tu voulais juste faire comme si rien ne c’était passé.

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Jeu 4 Fév - 5:54

Tu hoches sombrement la tête.  Elle a bien compris ce que tu sous-entendais à propos des souvenirs, même si ça t'étonne.  Enfin, pas qu'elle soit une abrutie finie, mais généralement, les gens ne suivent pas trop tes raisonnements qui vont en ce sens.  Peut-être justement parce que tu détestes tellement les souvenirs qu'il ne serait que logique pour toi d'y trouver toutes les excuses possibles pour les rendre moins réels, mais surtout moins importants.  Depuis qu'ils ont commencé à apparaître et que tout le monde a commencé à devenir fou pour en apprendre encore plus, plus fous encore que par le passé quand il n'y avait rien, tu ne fais qu'essayer de convaincre tout le monde que c'est ridicule, qu'il ne faut pas y accorder d'importance.  Qu'il y a des choses plus importantes à gérer par rapport à votre survie présente, plutôt que des chimères d'un passé qui n'existe plus.  MAis ça, beaucoup ne sont pas d'accord avec toi et restent aveuglés par un espoir désillusionné alimenté par une multiplication des souvenirs.   Ce qui à ton avis est ridicule et met en danger tout le groupe.  Il faut savoir où vous les priorités.  Enfin, autrefois, tu aurais corrigé Sony lorsqu'elle a parlé de vos geôliers, mais maintenant tu sais bien que c'est elle qui a raison : vous êtes bels et bien prisonniers, toi-même tu as voulu échappé ce destin.  Et parmi l'ensemble de tes souvenirs, c'est celui qui te trouble le plus.

Alors que tu te remets au travail, des bras t'enlacent.  Tu te figes en plein geste : heureusement, cette fois tu ne te cognes pas à nouveau le doigt sous l'effet de la surprise.  Néanmoins, tu n'oses pas bouger, ni même te sortir de cette position inconfortable.  Oui.  Tu le sens au fond de... enfin au fond de toi : c'est inconfortable d'être enlacés ainsi.  Après tout, ça ne fait pas si longtemps que les femmes se sont jointes à vous.  Ça faisait déjà près de cinq ans que tu n'en avais pas vu.  Et jusqu'à présent, ton contact le plus intime avec une autre fille, ça avait été probablement quand tu as porté Sasha sur ton dos.  Tu ne leur fais toujours pas confiance!  Et te voilà dans les bras de Sony.  Et tu ne sais pas trop quoi faire.  Ce n'est pas que c'est désagréable, non pas exactement, c'est juste surprenant.  Tu ne t'attendais pas à être pris dans ses bras à elle.  Votre relation... n'est pas comme ça.  Tu repenses à Lou, qui traîne encore dans le fond de ton esprit à cause de ton dernier souvenir.  Ou peut-être aussi tout simplement parce que tu penses beaucoup à elle ces derniers temps.  Tu aimerais qu'elle t'enlace.  Avec un peu de courage, tu pourrais lui rendre l'étreinte.  Vous l'avez fait dans le passé.  Bon, Jin Hyuk n'est pas exactement le garçon que tu es maintenant.  Alors forcément, ce ne serait pas pareil.  Tu ne pourrais jamais prendre dans tes bras une fille avec autant de confiance.  Enfin, tu crois.  Au vu de ce que ça donne maintenant.  Ou peut-être est-ce parce que c'est Sony et que tu ne la perçois pas comme ça?  Non. Ce n'est pas exactement ça, parce que maintenant qu'elle est près de toi comme ça, tu... tu la vois comme une femme, probablement pour la première fois sincèrement du fond du coeur.

En réalité, tu es tellement surpris que c'est à peine si tu entends les insultes qu'elle susurre à ton oreille.

Elle t'aime bien.

Les mots résonnent dans ton crâne.

Est-ce que midget vient vraiment d'admettre une défaite?

Oui.

Tu as enfin remporté la victoire.  Les circonstances dans lesquelles tu l'emportes s'envolent rapidement, poussées au loin par l'immense satisfaction que tu ressens à avoir enfin marquer un point.  Depuis le début de ce jeu de piques, tu n'as jamais remporté la manche.  Et curieusement, c'est extrêmement jouissif d'en être enfin le vainqueur.  En plus, sans avoir rien fait directement.  Elle reconnaît enfin ta grandeur et ton pouvoir.  Tu retiens de peine un sourire suffisant alors que dans ta tête résonne un rire digne de super méchant ravi de son nouveau plan diabolique.  Tu ne relèves même pas la pichenette, bien trop concentré à célébrer mentalement ton nouveau succès resplendissant.  En temps normal, tu lui aurais rendu.  Mais tu seras le grand de vous deux.  Elle a admit sa défaite.  Tu sais te montrer clément aussi.  Parce que vraiment, tu es un garçon formidable.  Et ça fait plaisir de voir qu'elle s'en rend enfin compte.  Il était plus que temps.

Tellement excité et plongé dans la contemplation joyeuse de cette bataille remportée, tu entends à peine lorsqu'elle avoue d'une petite voix avoir peur.  Peur de quoi?  Du noir?  Des griffeurs?  De mourir?  Disons qu'il y a plusieurs raisons d'avoir peur.
Finalement, tu n'es pas le seul à avoir des comptes à rendre avec ta mère.  Elle aussi, elle le doit.  Pauvre fille.  Tu n'as pas beaucoup de souvenirs de ta ta mère.  Tu te souviens seulement de vos derniers instants ensemble.  Mais ce dont tu te souviens clairement, c'est que tu as attendu son retour désespérément, même si tu savais très bien qu'elle ne reviendrait pas.  Au final, c'est peut-être mieux de grandir sans mère que d'en avoir une qui ne soit jamais satisfaite de nous.  Et ça, tu peux comprendre un peu.  Parce que des quelques souvenirs que tu as de ta belle-mère, elle ne te portait pas dans son coeur et tu aurais beau eu tout tenté pour lui plaire, elle ne t'aurait jamais pardonné d'être le fils de la maîtresse de son mari.  Enfin, ça c'est une déduction que tu as faites, ce n'est pas un souvenir.

Tu pousses un soupir.

« Je sais pas elle était comment elle.  Mais c'est pas parce qu'elle laissait sa mère faire que toi aussi.  Puis tu vois, elle s'est rebellée en allant se porter volontaire pour venir ici.  Et pour être tout à fait honnête, t'as une sacrée tête de cochon, je serais déçu de te voir te laisser manipuler par la première venue.  Si tu sors et qu'elle la retrouve, envoie-la brouter de la luzerne.  Avec ton sale caractère, ça devrait pas être trop difficile. »

Deuxième soupir parce qu'elle s'écarte et tu peux respirer à nouveau.  Mais tu ne peux pas nier.  Tu as ressenti un frisson au coeur quand tu as senti ses mains serrer ton chandail.  Et curieusement...  L'espace d'un instant tu as voulu la protéger de ses peurs.
Ça t'a surpris, parce que t'es pas tellement le genre chevalier qui sauve des demoiselles en détresse.  Serviable, oui.  Mais sans plus.

« Tête de mule.  Qu'est-ce que je disais hein...  T'es du genre à en faire qu'à ta tête toi.  Me fous pas la faute sur le dos si Meera te trouve trop amochée.  Je vais m'occuper de tailler et déplacer le bois, tu peux les clouer.  C'est vrai qu'à deux on ira plus vite.  Si t'as mal, t'arrêtes et tu me dis.  Et n'essaie pas de me mentir, je suis pas medjack par dépit. »

Tu la regardes un instant manipuler le marteau.  On voit q'elle est dans son élément, qu'elle sait ce qu'elle fait.  Pendant qu'elle ne te regarde pas, tu esquisses un sourire.  Elle est attendrissante à sa manière. Mais ça, tu ne lui avoueras jamais, même pas sur ton lit de mort.  Ce serait lui offrir une trop grande victoire.  Quand tu es certain qu'elle n'est pas en train de se détruire le dos, tu te mets à prendre des mesures et découper des morceaux de planches.  Tranquillement, tu t'améliores, les découpes sont plus nettes et tu prends de la vitesse.  Tu pourras surprendre les gars et les aider quand ils auront besoin d'un coup de pouce pour les réparations de bâtiments plus tard.  Tu adores ce sentiment, celui d'être utile à quelqu'un ou à quelque chose.

Tu te rappelles une de vos vieilles disputes.

« Euh... est-ce que... enfin, tu sais je t'ai parlé de ma soeur...  Est-ce que tu l'as trouvée? Enfin, c'est pas à toi de la chercher non plus, mais je me suis souvenue d'elle, enfin d'elle avant qu'on parte pour le labyrinthe...  Je me suis dit qu'elle est peut-être là, quelque part...  J'en ai parlé à personne d'ici en fait. »

Tu poses ta planches et reprends ton mètre pour prendre d'autres mesures.  Tu ne sais pas trop formuler ce que tu veux dire, ni où tu veux en venir.

« J'ai rencontré... quelqu'un de mon passé et... j'ai réfléchi un peu.  Même si pour moi ce n'est plus ma soeur, je voudrais m'assurer qu'elle va bien. »

Au début, tu voulais qu'elles disparaissent toutes les deux.  Ah Reum et Sae Ra.  Aujourd'hui, tu ne sais plus.  Tout est confus dans ta tête.  Tu essaies de retrouver Ah Reum ou plutôt de vous retrouver tous les deux dans ce que vous êtes maintenant devenus.  Tu ne sais pas trop si ça fonctionne ou même si cela mènera à quelque chose.  Malgré tous les indices que tu lui donnes, elle ne semble rien remarquer au béguin que tu as pour elle.  Tu ne sais pas... comment tu dois t'y prendre pour la séduire.  Pourtant tu voudrais.  Enfin, ça tu ne l'avoueras pas à Sony.  Que tu essaies de séduire la femme de ton passé.  Elle se foutrait de ta gueule à coup sûr.  Mais elle s'est confiée à toi.  Sur un sujet qui semblait difficile pour elle d'aborder.  Tu as l'impression que tu peux lui faire un peu confiance pour ça.

« Oublie, c'est pas important de toute façon.  Tu vas bien? »

Tu essaies de changer le sujet.  Tu n'es pas très à l'aise pour parler de tes souvenirs, de ton passé.  Des relations qui t'unissent à cette ancienne vie.  Et qui en vérité, te terrorisent.  Juste avec Lou.  Tu es pendu à ses lèvres.  Tu veux retrouver ce que vous aviez avant.  Et si jamais c'était la même chose avec ta soeur?  Si jamais tu faisais disparaître Celsius pour faire apparaître de nouveau Jin Hyuk?  Tu as peur.  PArce que tu ne saurais pas quoi faire si ça devait arriver.
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Moon Geun Young

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BLOC B - BÂTISSEUR
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Ven 5 Fév - 1:05

Dire que tu fus dans ses bras étaient une bien grande expression pour peu d’action … Tu avais été contre lui, oui. Tu avais profité de sa chaleur, tu t’étais étrangement sentie à ta place, la tête dans le creux de son cou. Tu avais aimé sentir la résistance de sa peau contre ton souffle, tu avais adoré même toutes ces choses, et tu ne comprenais pas pourquoi tu avais eu une telle réaction pour Celsius, pour Gigantor. Cette proximité était étrange, différente même ! Tu avais été proche de bien des hommes depuis votre rencontre, Ewon le premier. Et puis il y avait eu Eda. Ton adorable petit Eda. Mais jamais tu n’avais eu autant envie de t’accrocher à quelqu’un. C’était amusant de voir à quel point vous pouviez vous compléter, vous comprendre, tout en restant de parfait inconnu l’un pour l’autre, presque incapable de prédire les réactions de l’autre. C’était fascinant, vraiment fascinant. Et alors que cette matinée avançait, tu te rendais compte que tout serait différent après cela, que quelque chose au fond de toi était en train d’évoluer et que tu ne pouvais pas le contrôler. Quelque chose qui ébranlerait ton monde sans que tu ne puisses rien faire pour espérer le protéger, si ce n’était tenir tes barrières de protection de toutes tes forces. Tu avais peur et tu étais excitée par cet étrange sentiment. Oui c’était ça : peur et excitation.

Et puis tu t’étais confiée : sur ta mère, sur la danse.

Tu aurais pu te confier à Jack ou bien à Alice. Même Sasha et son tempérament adorable aurait été un choix plus judicieux. Mais non, tu avais pris la décision au combien risqué de vidé ton cœur à cet homme … Peut-être justement parce qu’il n’était encore qu’un étranger dans le décor, un élément venant perturbé petit à petit ton univers pour s’y installé. Etrangement, cela ne te dérangeais pas d’imaginer Celsius s’installer dans ta vie. Tu aurais pu t’endormir contre lui dans d’autre circonstance. Mais il te fit rire, littéralement … Brouter de la luzerne ? C’était une étrange expression. Tu te retins de lui donner un petit coup à l’annonce de ton fichu caractère, mais de sa bouche, cela sonnait presque comme un compliment.

Sony a un caractère de merde donc Sony pourra continuer à exister.

C’était une bien étrange manière de traduire cela, mais tu apprécias. Tu aurais pu d’ailleurs le remercier, mais cela aurait été lui accordé un second point. Or, tu avais été très claire : tu menais votre petit affrontement et tu ne comptais bien ne plus avoir à lui céder ne serais-ce qu’un seul misérable point. Tu allais lui montrer ta supériorité en tout point. Alors tu te contentas de sourire, un vrai sourire, honnête et chaleureux. Avant de t’éloigner pour oublier. Et alors que tu brandis fièrement le marteau de ta détermination pour l’abattre, redevenant Sony la bâtisseuse, la jeune femme ayant aidé à construire le bloc b, tu te sens pousser des ailes. Tu n’étais plus cette inconnue, tu étais toi. Du coin de l’œil, tu vois Celsius râler quand à ton comportement. Tu relevas la tête d’un mouvement brusque, rejetant tes cheveux en arrière avant de rire légèrement en le fixant te donner des indications. « Oui, oui, j’ai compris. Si j’ai mal, je te le dis et tu feras ton job de Medjack, promis, je n’essayerai pas d’empiéter sur ton job et de te prendre pour un jambon. » Tu redonnas un coup sec, net et précis avant de lâcher, d’une voix que tu voulais distraite et amusée. « Et sois mignon de ne pas te couper un doigt, Gigantor »

Tu eus un petit rire avant de lui faire un sourire plein de dents : tu lançais la contrattaque.

Tu te remis au travail avec ardeur : le marteau, il n’y avait rien de mieux. Du coin de l’œil pourtant, tu ne peux t’empêcher de surveiller son travail … Après tout, il en va de ton bloc et de ton infirmerie. Mais un sourire satisfait et discret fleuris sur tes lèvres. Ses gestes se faisaient plus précis, les mesures étaient correctes, ses mouvements plus rapides. Il semblait agile et musclés, il était bien trop bon pour ne pas l’être. Tu regardas ta propre planche, gonflée d’un sentiment de fierté. « Ca fait du bien d’avoir l’impression de pouvoir changer le monde avec des outils, hin … » Des coups de marteaux, des planches sciées, des clous plantés pouvaient transformer un lieu insalubre en un environnement tout ce qu’il y avait de plus correct. C’était une forme de magie faite à base d’huile de coude et de volonté. Certes, tu avais perdus quelques courbes féminines pour devenir plus solides, éloignant à jamais les regards désireux de ces messieurs à ton sens, mais cela te plaisait. Tu te sentais utile.

Pourtant, tu fus surprise. Surprise au point de louper ton clou et de regarder pendant quelque seconde ta planche avec un regard choqué. Tu n’osais pas encore relever la tête, tu ne voulais pas que Celsius te voit avec ce visage … Mais tu n’aurais jamais cru capable qu’il te reparle de sa sœur. Tu pinças tes lèvres avant de tourner la tête vers lui, t’installant correctement, sur les fesses avant de soupirer, l’écouter. Alors lui aussi avait rencontré des personnes de son passé. En y réfléchissant, tu aurais aimé lui donner des informations, lui affirmer qu’elle allait bien. Tu le regardas longuement avant de finalement tristement secouer la tête. « Tu ne m’as pas dit son ancien nom ni le tiens … Alors … Enfin, je n’ai pas pu. Mais tu as envie, si tu me donnes des détails, je pourrai mon enquête. Enfin. C’est si tu en as envie. » Tu ne voulais pas le forcer.

Tu avais conscience que cela devait être dur aussi. Mais il renouait avec son passé … Tu n’osais pas lui dire à voix haute, mais c’était ce que tu pensais. Tu eus soudainement peur de voir disparaitre Celsius au profit de cet ancien lui, mais tu n’avais rien le droit de dire. Toi tu étais terrifié à cette idée, mais si pour lui, c’était salvateur ?

Tu avais peur de perdre une amitié toute nouvellement acquise.

Puis vint ton dos. Tu glissas machinalement ta main dans son dos, frottant ton bas. « Ca tire un peu. Je demanderai à Meera de me masser le bas du dos ce soir … Si c’est musculaire c’est tout ce qu’il y a à faire non ? » Tu n’avais pas franchement d’avis là-dessus … Bien évidement que cela tirait, parfois, cela te lançait même plutôt violement – cette nuit n’avait pas été reposante pour le moindre sou – mais l’excitation de le voir et de prouver ta victoire t’avaient fait oublier tout cela. Et c’est vrai que maintenant qu’il en reparlait … Tu haussas les épaules. « Je me coucherai tôt si ça tire trop, t’inquiète pas va. Un jour je suis tombée du haut de l’infirmerie à cause d’une planche mal installée … »

Tu terminas de clouter ta planche. Il avait retrouvé quelqu’un de son passé … Tu mentirais si tu disais que tu ne mourais pas de curiosité à cet instant, tu avais besoin de savoir. Tu attrapas une autre planche avant de te mettre au travail. Tout était méthodique. Finement travaillé. Mais cela ne te suffisait plus pour te changer les idées. Tu soupiras et te redressas à nouveau avant de te relever et marcher prudemment vers Celsius. Tu te laissas tomber lourdement à ses côtés avant d’entourer tes bras, frottant la laine et en faisant la moue. « Je veux que tu me parles ! » Tu ressemblais à une enfant. Ton regard se força à croiser le sien et tu tentas de prendre une mine autoritaire. « Que tu me dises ce que tu ressentes, que tu te libères. Je veux que tu me parles de cette personne que tu as retrouvé, de ce que tu ressens ! Je veux que tu le fasses. C’est tout. »

Et tu ne prendrais pas non comme une réponse. « En échange, je te laisserai regarder mon dos. »

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Lee Jung Seok

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BLOC A - MEDJACK
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Sam 6 Fév - 6:41

Tu prends un peu mouche.  Tu t'es cogné un doigt oui, mais c'était pas parce que tu es un gros maladroit con.  C'est juste parce que tu t'es rappelé un truc.  Si ta foutue mémoire ne t'avait pas jouée un sale tour, ça ne serait jamais arrivé.  Tu ronchonnes un peu dans ton coin tout en t'activant.  Elle vient de t'accorder un point.  Tu vas te montrer gentil.  Rien qu'un peu.  Tu ignores ses piques.  Oui voilà, tu seras le plus grand des deux pour cette fois : c'est une façon de gagner aussi que de ne pas se mettre à beugler, tu ne lui montres pas que la flèche a atteint sa cible.  Puis en travaillant tu réfléchis.  Elle t'a parlé de ses souvenirs et de ses peurs.  Une part de toi te dit que ça serait juste que tu te confies un peu à elle.  Si hier encore vous étiez du genre plutôt ennemi, aujourd'hui, tu as plutôt l'impression que c'est une amie.  Ou plutôt, hier vous vous êtes réconciliés après une longue dispute.  Parce qu'il faut bien l'admettre, quand tu repenses à cette expérience dans le labyrinthe, c'est plus un bon souvenir qu'un mauvais souvenir.  Parce qu'elle était là et que cette joute de mots t'amuse.  Et quelque chose au fond de toi te donne l'impression que tu peux faire confiance à cette fille.  Tu n'as pas encore tout à fait baissé la garde face aux représentantes de l'autre bloc, mais n'empêche, elle dégage un truc qui te met en confiance, bien malgré toi.  Parce que la dernière personne à qui t'a envie de te confier c'est à elle.  T'as l'impression qu'elle serait la première à... pas nécessairement se foutre de ta gueule, mais à essayer de te dire comment tu devrais penser et agir.  Le pire c'est qu'elle n'aurait pas nécessairement tort tu crois, parce qu'elle a l'air de bien saisir comment tu fonctionnes.  Il n'y a qu'à voir comment elle a réussi à te faire traverser le labyrinthe de bon matin pour venir l'aider à clouer des planches sur le toit de l'infirmerie.  Un exploit.
Et c'est comme ça que les mots coulent de ta bouche sans même que tu ne t'en rendes compte.  Enfin si tu le sais pertinemment, mais ça se fait naturellement, sans que tu ne prennes vraiment le temps d'y penser.

Mais tu n'as pas envie qu'elle la retrouve, tu veux la retrouver toi-même plutôt.

Donc il vaut mieux changer de sujet de conversation.  En vérité, tu n'aimes pas qu'elle tourne autour de toi, tu préfères te concentrer sur les autres que sur toi-même.  Ce sont les autres qui te font vivre.  Tu as ta part d'égoïsme et d'égocentrisme, naturellement, même plus que tu n'en as besoin.  Toutefois, en-dehors de pour tes connaissances fabuleuses en herboristerie, tu n'aimes pas trop te mettre à l'avant.  Oui, la personne qui compte le plus à tes yeux, c'est toi, tu n'es pas prêt à te sacrifier pour les autres, mais en savoir plus sur leur vécu t'intéresse plus qu'en divulguer sur le tien.  Puis bon, tu es medjack, il est normal que tu te préoccupes de l'état de son dos.  Tu ne te pardonnerais jamais de l'avoir laissé se dégrader sous tes yeux.

« Plus qu'un massage ou dormir tôt, ce qu'il faut c'est du repos. Mais ça, ça ne semble pas un remède qui plaise à madame, » lâches-tu dans un grand soupir de découragement.  Non mais c'est que tu as raison.  Non seulement elle s'entête à aller faire sa journée de travail après s'être blessée au dos, probablement la partie du corps la plus fragile, mais en plus elle joue aux singes sur les toits.  À ton humble avis, elle est complètement inconsciente.

« Tu demanderas à Meera de te faire une bouillotte d'eau chaude, ça détendra le muscle.  Je lui passerais bien une de mes recettes de cataplasme, mais j'ai pas les ingrédients avec moi et je sais pas si vous trouvez des plantes nécessaires dans votre côté du labyrinthe. »

Tu hausses les épaules et finit de scier une autre planche.  C'est un travail consciencieux.  Tu éprouves un peu plus de respect pour les bâtisseurs que tu n'en as jamais éprouvé depuis ton arrivée au bloc.  Tu as l'impression que pour plusieurs, le labyrinthe n'est maintenant plus qu'une seule entité, mais pour toi, il reste quand même la partie des filles et celle des garçons.  Quand bien même tu connaîtrais sur le bout des doigts leurs zones, tu resterais toujours beaucoup plus vigilant de leur côté.  C'est trop dangereux.

Tu poses ta scie et te laisse tomber sur les fesses.  Depuis quand madame boude-t-elle pour connaître tes états d'âme?  La dernière fois, ça ne s'était pas très bien terminé.  Tu pousses un très long soupir.

« C'est compliqué.  Vraiment très compliqué. »

À dire vrai, tu n'en as pas encore parlé aux autres.  Pas même à Ericsson.  Enfin, il sait qu'une fille te plaît bien, mais il ne doit pas comprendre pourquoi tu t'es intéressée aussi subitement à elle comme ça, alors que tu traites encore les filles de démons quand personne ne peut t'entendre ou alors te critiquer.  Alors de là à te confier à une autre personne, c'est déjà bizarre, puisque même ton ami le plus proche n'est pas au courant.  Ajoutez que cette personne est une femme, c'est vachement incongru.  Puis si c'est Sony, eh bien c'est... il n'y a même pas de mots exacts pour décrire ce que tu ressens au fond de toi.  C'est vraiment curieux.  Par où commencer?

« Tout à l'heure, je viens de me souvenir juste avant qu'on ne m'efface la mémoire.  C'est la dernière fois que je l'ai vue.  Ma petite amie.  Je lui ai promis de l'attendre. »

Promesse que tu n'as pas tenue, pour la bonne raison que tu ne te souvenais pas d'elle, ils l'avaient effacée de ta mémoire. Même, tu l'as rencontrée avant même de te souvenir de qui elle était pour toi avant que tu n'arrives ici.  Tu ne l'as pas reconnue tout de suite.  Pourtant, dans tes souvenirs, cet amour était si fort, si puissant.  Tu aurais dû la reconnaître, ressentir quelque chose pour elle avant de te souvenir à nouveau.  Pourtant, il t'avait fallu du temps pour te rappeler d'elle.  Quand tu la regardes maintenant, tu sens quelque chose s'agiter au fond de ton coeur.  Tu sens... tu ne sais quoi prendre de l'ampleur, mais tu n'arrives pas à expliquer ce que c'est.  Est-ce que c'est ça l'amour?  Pourtant... tu ne peux t'empêcher de trouver que ce n'est pas exactement ce que tu ressentais dans tes  souvenirs pour elle.  Peut-être parce qu'elle ne semble pas te reconnaître?  Oui.  On dirait bien que c'est quelque chose qui te gêne et qui te bloque.

« Mais elle... je ne crois pas qu'elle se souvient de moi, » lâches-tu sur un ton plus triste que tu n'aurais voulu le laisser paraître.  Tu t'appuies sur la paume de tes mains et rejète la tête vers l'arrière pour regarder le ciel.  Peut-être que tu y trouveras une réponse, mais depuis le temps que tu es là et pour le nombre de fois que tu as contemplé le ciel, rien ne t'es jamais apparu plus clair grâce à lui. Tu te tournes vers et lui souris. « Enfin, c'est le passé tout ça. »
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Moon Geun Young

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BLOC B - BÂTISSEUR
MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Dim 7 Fév - 1:59

Tu n’as bien évidement pas envie d’offenser Celsius-l’égocentrique, mais tu avais la vague impression qu’il en faisait un peu trop avec ton dos. Tu avais connus bien pire et tu avais survécu, ce n’était pas un mauvais coup par un espèce de bœuf infâme qui te ferait plus de mal qu’une chute ou une électrisation dans le labyrinthe. Quand tu t’installas à ses côtés, tu faisais mine d’écouter bien entendu – secouant vaguement la tête pour acquiescer ses ô combien précieux conseils – mais tu savais que tu ne retiendrais absolument rien de sa demande. L’information entrait par une oreille pour immédiatement sortir par l’autre ; après tout, ce n’était pas comme s’il irait vérifier que tu avais bel et bien suivi ses instructions à la lettre. Et puis il prononça un mot étrange qui semblait avoir sens pour lui. Cataplasme ? Kézako ? A ses souhaits ? Tu le regardas, faisant mine de comprendre avant de lui sourire gentiment, ton visage reposant dans la paume de ta main. « Ce n’est pas que je n’ai pas envie de me reposer » La preuve en était l’infirmerie, lors de votre avant dernière rencontre. « C’est juste que je préfère rester active. Ca éloigne tout ça. »

En prononçant sa dernière phrase, la jeune femme fit un mouvement de moulinet. Tout. Les souvenirs, le stress, les nombreuses questions, les peurs qui t’envahissaient. Mais tu n’avais plus envie que l’on parle de toi, non. Maintenant, celui qui devait être le centre de l’attention, c’était cet espèce de géant sur patte qui se trouvait être un bien étrange homme. Tu sus qu’il concéda à se confier quand il déposa la scie et qu’il se laissa tomber sur ses fesses. Tu réitérais une expérience risquée, tu savais que la dernière fois, cela ne s’était pas bien passée. Tu avais pleuré, il avait fuis. Et pourtant, cette fois-ci, tout pouvait être différent, absolument tout. Tu le sentais au fond de toi. C’était dangereux, vous pouviez glisser à tout moment, mais tu savais au fond de toi que si vous n’étiez pas capable d’avancer ensemble sur cette pente, vos chemins se sépareront inévitablement. Et tu ne le voulais pas. Il souffla que c’était compliqué. Très compliqué.

Etrangement, tu acceptais sans peine de le croire.

Et tu l’écoutas, simplement s’ouvrir à toi, se vider. Même si le fond de ses mots avait un impact étrange sur toi, le simple fait qu’il te fasse assez confiance pour te parler te fit chaud au cœur. Tu ne comprenais pas pourquoi cela semblait te faire autant plaisir, pourquoi tes joues semblaient te brûler légèrement. Mais c’était ainsi. Cette sensation plaisante était presque immédiatement refroidie par ce sentiment, plus douloureux, plus agressif. Celsius s’était souvenu du moment avant l’effacement de leur mémoire … Tu avais envie de poser des questions sur ce processus : comment ? Pourquoi ? Pourquoi ça ? Pourquoi ici ? Mais tu t’abstins. Ce n’était pas la question, pas encore du moins. Mais les mots qui suivirent te serrèrent l’estomac. Une petite amie. Celsius avait une petite amie ? Cela sonnait tellement faux dans ton esprit, tellement horrible … Tu eus envie de lâcher un éclat de rire sans joie quand il expliqua avoir promis de l’attendre dans ce foutu labyrinthe.

L’homme que tu imaginais le moins tendre avec les filles au monde était un incorrigible romantique. Ah ! Si on te l’avait dit, tu aurais certainement ri aux éclats sans vouloir y croire ne serai-ce qu’une seconde. Et pourtant …

Seulement, cette fille ne semblait pas se souvenir de lui. Pas encore peut-être. Cela aurait pu te réjouir – pourquoi, bordel de furet, tu te réjouissais de ça ?! – mais le ton employé par le jeune homme te serra le cœur. Il jeta sa tête en arrière, regardant le ciel alors que toi, tu avais l’impression que le destin s’abattait sur toi. C’était injuste, terriblement injuste. Il se détourna du ciel pour te regarder toi avant de te sourire. Un vrai sourire. Un sourire qui te fit sourire tristement. La question qui te dévorait les entrailles, tu te devais de la poser même si tu la haïssais rien que de la prononcer. Tu devais savoir, c’était important pour une raison que tu semblais totalement ignorer. « Tu l’aimes encore … cette fille ? La revoir a réveillé tes sentiments pour elle ? » Tu n’aimais pas ça. Le garçon qu’il était prenait le pas sur lui … Ou bien était-il si amoureux de cette nana qu’il ne pouvait s’empêcher de retomber amoureux d’elle.

Lentement tu relevas la main pour la poser contre sa joue. Tu la laissas quelques instants avant de faire glisser son pouce … Tu devais tenir bon. Tu ignorais pourquoi cela te semblait si étrange, si désagréable à l’idée qu’il puisse aimer une femme, mais ce n’était pas ce qu’il attendait de toi. Tu fis un sourire, un grand sourire, rieur, montrant tes fossettes. « Souris lui avec ce petit sourire en coin et c’est sûre » tu claquas des doigts de ton autre main. « Elle retombera sous ton charme titanesque de géant ! Fais rouler des mécaniques aussi, les filles adoreeeent ça. » Tu eux un petit rire, léger, discret, forcé. Ta main quitta son visage alors que tu te laissais tomber sur le toit, bras derrière la tête. Tu croisas les jambes et regardas le ciel.

Tu commençais à l’apprécier de plus en plus ce ciel.

Tu mordillas ta lèvre inférieure quelque instant avant de glisser une de tes mains sur ton ventre pour la remonter à ton pendentif que tu serras. Si atypique, si précieux, si unique. C’était peut-être l’objet de ton passé que tu préférais car tu avais su en faire un autre objet. Il représentait tes espoirs. « Je n’aurai jamais cru – enfin le prend pas mal hin – qu’un type comme toi soit amoureux … Enfin … Que tu ressentes quelque chose pour une fille autre que de l’agacement. » tu tournas la tête vers lui en tripotant ton précieux objet. « Tu peux me dire son nom ? S’il te plait. » Cela aiderait à rendre la chose plus tangible, plus réelle. Peut-être que cela ferait moins mal ? Peut-être que cela irait mieux après.

Tu relevas ton pendentif jusqu’à sous tes yeux. « Moi aussi, je tomberai amoureuse. Ça doit être chouette. Et je danserai pour l’abruti que je choisirai. » tu haussas plusieurs fois les sourcils avec un grand sourire joueur. « Et ce sera génial. »

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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius Mar 9 Fév - 22:46


SOUVENIR DE SONY

Le bruit assourdissant des basses raisonnait dans tout ton être. Tu étais au milieu de foule, aveuglée par les jeux de lumière émises de la scène. Cette soirée, tu avais décidé de te lâcher, une bière dans une main -pas ta première de la soirée-, une cigarette dans l'autre, tu dansais à en perdre haleine, la masse se frottant les uns aux autres, échangeant leur sueurs. Soudain, tu t'arrêtes. Tu sembles reconnaître une silhouette familière qui s'écarte de la foule. Tu la suis, direction des toilettes. Là, tu entends des bruits derrière une porte close, tu en profites pour te recoiffer dans le miroir brisé en attendant que le voile soit levé. Elle sort de sa cabine, passant sa main sur sa bouche pour s'essuyer. Tu l'observes, elle a vomit, maintenant tu en es sur. Un regard échangé et tu lui souris. Cette dernière a les pupilles dilatée, tu te demandes ce qu'elle a bien pu prendre pour être dans cette état, puis tu agis, l'aidant pour s'abreuver. Elle se redresse, face à toi. Maintenant tu en es sur, c'est bien cette fille. Tu lui attrapes les épaules, son dos rencontrant le carrelage craquelé et taggué des murs pour enfin poser tes lèvres sur les siennes. Elle s'agrippe comme elle peut à tes vêtements, passant ses mains sur ta taille. Tu en profites pour toucher un de ses sein, ta seconde main descendant sur son jeans.


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MessageSujet: Re: Winning grin • feat Celsius

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Winning grin • feat Celsius

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